Temps réel : accueillir les récits & fictions d'aujourd'hui

Un sacré shot de lose dans un océan de désir et de douceur.

Notre premier est un poète raté prêt à tout pour immortaliser sa muse dans son œuvre ; notre deuxième est un as des cocktails et de l'échec amoureux ; notre troisième est un ex-cobaye de l'industrie pharmaceutique à la rencontre du Vaudou. Qu'ont-ils tous en commun ? La vie, l'amour, la fougue, l'alcool, le désir et les sentiers tortueux de cet âge insolent qu'est la vingtaine.

On peut naître à soi-même à déjà 38 ans, sans savoir qui on a pu être avant.

Se jouant des genres et des registres, mélangeant l’enquête avec le politique, la technologie et la comédie, la philosophie et la sensualité du désir amoureux, les personnages de Sœur(s) osent réinventer des espaces de vie dans lesquels l’espoir de la fraternité et de la sororité est possible.

S'il est mort, pourquoi revient-il si souvent ?

Les absents, ce sont encore les présents qui les situent le mieux. Théo est de ceux-là. Enfant, il a perdu son père. Vingt ans plus tard, ce deuil refait surface, après qu'une présence issue de son passé a réapparu.

Les essais : réfléchir autour du numérique et de l'écriture

Lire écrire

Livre hybride, entre lecture et écriture, essai osant parfois sa part de fiction, l’enquête de Benoît Vincent vise à sonder l’incertitude voire l’ambivalence dans la production contemporaine de ces dernières décennies. En un mot, l’inquiétude. Car la littérature inquiète, dans toutes les porosités des deux versants d’une même pièce : lire & écrire.

La réflexion littéraire de toute une vie

Ces textes ont tous en commun d’être traversés par une interrogation insistante qui, depuis Don Quichotte, est celle de toute entreprise littéraire : qu’en est-il des rapports de l’écriture et du réel ?

Devenir un maître d'armes des réseaux

En ligne, faut-il être partout ? Quel type de réseaux sociaux faut-il privilégier ? Quelle présence régulière ? Quels buts ? Comment s’armer face aux bouleversements des mondes connectés ? Plusieurs pistes dans cet ouvrage de référence pour devenir maître d’armes des réseaux.

L'Esquif : le lieu des écritures poétiques contemporaines

« Tu emmènes mon corps jusqu'à très loin »

Un poème en prose à la façon d’un journal, pour dire les lieux que l’on conserve en soi, ces condensés de temps et d’espace, des départs, des voyages car le regard y est mieux aiguisé – dans cet ailleurs, ce qui fait l’éclat d’un amour, d’un geste, d’une parole subtilement s’accroche.

Ces pages sont aux errants  aux cailloux  aux poussières et à l'humus

J'ai cherché les traces, les poussières, les surgissements et les refuges. Mais la poésie hein. Elle sait, elle. C'était du gros de matière laissée à lentement macérer, parfois brassée  à manière de fabrication de terre  quoi fut ensuite distillé à l'issue de plus d'une année d'attente  et donc, cher lecteur, courage, vivons, répétons, portons nos amis dans la nuit, dans la brume.

Les rêves de l'enfant poisson-chat

Au prisme d’une passion pour la pêche, Christophe Esnault compose un poème dont chaque facette est un souvenir esquissé, un instant miroitant comme ces prises capturées, rejetées ou enfuies. Car ce que ces fréquentations de mares, de rivières et d’étangs font remonter à la surface, c’est tout un paysage d’enfance puis d’adolescence, accompagnant peu à peu l’éveil du désir amoureux.

ArchéoSF : aventures extraordinaires et science-fiction ancienne

Est-ce déjà la fin du monde ?

Devant les développements de la science et de l’emprise de l’humanité sur la Terre, certains imaginent une planète où la nature a disparu, où l’eau de source est une denrée plus rare qu’un vin millésimé, où les derniers oiseaux se trouvent en haut d’un Himalaya pris d’assaut par les villes, où l’on vit dans les égouts parisiens, d’autres font part de leurs craintes face à l’épuisement des ressources naturelles, tous lancent des avertissements qu’il faudra bien se résoudre un jour à écouter.

La punition divine !

Nombreuses sont les versions de la légendaire histoire de la ville d’Is. Collectées au XIXe siècle, qu’elles soient chrétiennes ou celtes, toutes nous racontent le mythe du roi Gradlon, de sa fille Dahut et de la submersion d’Is. Plus belle ville de son époque, affrontant la punition divine, elle n’a cessé de fasciner, d’Émile Souvestre à M. Reynes Monlaur, de Gabriel de la Landelle à Guy de Maupassant. Cette anthologie rassemble quelques-uns des plus beaux récits de la chute de Ker Is légués par le XIXe siècle.

Le premier des romans de science-fiction

1815 : Pierre-Marie Desmarest, ancien chef de la police politique de Napoléon Ier  tue le temps en écrivant. Son regard de policier exercé le pousse à imaginer ce que sera la civilisation de demain, la nôtre, qu’il place dans une contrée au cœur de l’Afrique. Ainsi naît L’Empire savant, une œuvre surprenante et protéiforme. Sans aucun équivalent pour son temps, ce roman se révèle d’un grand modernisme, oscillant entre science-fiction visionnaire et satire sociale et politique.

La Machine ronde : une inscription dans le mouvant du monde

Un récit de voyage en forme d'aventure pop

Le problème quand on voyage avec un auteur mort depuis plus de quatre siècles, c’est que le monde que l’on traverse n’est plus tout à fait le même. C’est en 1580 que Montaigne entreprend son célèbre Voyage en Italie et de toute évidence, en 2019, lorsque Lou Sarabadzic part sur ses traces pour suivre les mêmes étapes, l’Europe a beaucoup changé. Littéralement, les frontières ont bougé. Le tourisme de masse revisite à son tour l’antiquité gréco-latine, et les réseaux sociaux les guerres de religion. Mais au fond qui voyage ? Et pourquoi ?

Un livre-repère pour une génération et le renouvellement du road book.

Les images qu’induit la route, quand on arpente les plaines de l’Est ou que l’on roule en taxi vers Damas dont on ne sait encore que le nom. Les sensations, surtout : la poussière à la traîne des bus, le son des caoutchoucs sur l’asphalte, l’odeur du diesel brûlé.

L’Asie. Les villes monstres. Des noms qui sonnent comme des poèmes ou étranglent comme des cris.

D’une petite hutong aux larges boulevards sans nom, d’une nuit à dormir dans une rue de Kolkata à la fièvre qui terrasse, devant l’agitation d’un carrefour ou face à un corps nu allongé sur le béton, de l’intérieur d’un taxi ou sous les néons d’un girlie bar, Big Bang City mêle l’irrésistible et étrange désir de lecture à celui, non moins étonnant, d’aventure et de réel.

Classiques & nouvelles traductions

L'ensemble des Odes et le Chant séculaire pour boucler l'Intégrale Horace

Depuis deux millénaires, l’écriture d’Horace a inspiré des générations d’écrivains, d’Ovide à Victor Hugo en passant par Pétrarque, et de lecteurs. À l’ère des récits de soi, des journaux d’écrivains et des réseaux sociaux, il s’adresse à notre époque avec une vigueur et une originalité intactes. L’auteur du carpe diem ne cesse de nous parler.

Traduction de Danielle Carlès

Ainsi voit-on la rose refleurir chaque année

Rilke compose en 1922 – et comme d’un seul souffle en trois semaines — les 55 sonnets constitutifs des Sonnets à Orphée à la mémoire (comme « tombeau », écrit-il en sous-titre du cycle) de Véra Ouckama Knoop (1900-1919), jeune danseuse qu’il avait prise en affection et qu’il incarne dans la figure d’Eurydice, pour dire que, face à la mort, il n’est d’espoir que de re-vie. Nouvelle traduction de Lionel-Édouard Martin, édition bilingue.

« Je ne suis pas femme de lettres ; je n’écris pas, je chante. »

Ce livre s’ouvre comme une enquête sur Louise Ackermann (1813-1890). Qui était-elle ? 
L’Histoire – avec sa grande hache – l’a en partie effacée, son nom étant peu mentionné dans les anthologies, les encyclopédies qui touchent à la littérature du XIXe siècle. Sans doute qu’en plus d’avoir le défaut d’être une femme, elle n’avait pas le goût d’organiser elle-même sa propre publicité et ne cherchait pas la gloire.

À paraître

Le triomphe de la Commune

Dès 1871, anti-communards et pro-communards ont cauchemardé ou rêvé d’un triomphe à venir de la Commune, imaginant des anticipations, dystopies, uchronies et utopies. Chacun des textes rassemblés dans Demain, la Commune ! imagine, pour le pire ou pour le meilleur, la victoire de la Commune.

Parution le 03/03

Un emmigré

Il marche, comme nombre d’hommes et de femmes migrant d’une frontière à l’autre, la perte de ses papiers d’identité le confine à l’errance.
Qui est-il, où va-t-il, quel est son nom ?

Parution le 17/03

Dresser la carte de ses voix d'écriture

Pour ce volume, à travers les siècles, nous suivons un sillon majoritairement franco-hispanique qui va de Cervantes à Claude Simon via Quevedo, Mallarmé ou Maria Zambrano, sans oublier Borges. Quant à savoir qui s’exprime en marge de ces textes, c’est à la fois le poète, l’écrivain, le professeur, le lecteur, le traducteur, tant tout est intriqué dans l’acte littéraire.

Parution le 07/04

L'utopie est permise

Dans Climats, les forces à l’œuvre sont plurielles : les lois de la physique et la chimie des atmosphères sont les magies de notre temps ; les scientifiques nos sages ; les victimes de Katrina le chœur des sacrifiés d’hier ; les peuples en résistance contre les puissants les héros anonymes nous montrant la voie, pendant que les planètes voisines, aux noms de dieux romains oubliés, nous offrent un aperçu de notre avenir si nous ne faisons rien pour remédier au pire. Mais d’autres horizons s’offrent à nous.

Parution le 19/05

Le carnet de bord de l'éditeur