Des espaces élastiques où lire où écrire

Qu’est-ce qu’un oloé ? Un lieu quelque part où lire ou écrire ? Un état d’esprit ? Une idée, un rêve, une envie ? Dans ce livre, Anne Savelli interroge à la fois ses propres pratiques créatives (comment se consacrer à la littérature quand on est perpétuellement en mouvement ?) et la possibilité de faire de l’écriture, domaine de la solitude par excellence, un territoire du commun. Reflet de la diversité qui l'a inspiré, le néologisme "oloé" est passé dans notre langage courant.

Nos territoires sont poreux

Le Journal du brise-lames est un poème épique dit à des tétrapodes. Le Journal du brise-lames est un essai documenté sur le brise-lames de Sète. Le Journal du brise-lames est un roman qui sait sonder les profondeurs du béton poreux, de l’eau violente, et des courants temporels. Le Journal du brise-lames est un jeu vidéo unique réalisé par Stéphane Gantelet donnant à voir respirer le Journal du brise-lames, dont l’accès est inclus dans l’achat de ce livre.

Travail à la chaîne

Comment s’opère la rencontre de chacun avec le monde du travail ? Jeune, à quoi se destine-t-on, et qui se voit-on devenir ? Comment se fabrique le camembert industriel ? Vaut-il mieux l’ignorer ? Qui ne s’est jamais dit un jour, et si je travaillais dans une fabrique de camembert ? Personne, assurément. Dans ce récit autobiographique aussi fulgurant que décalé, Daniel Bourrion raconte sa découverte du travail à la chaîne et son entrée soudaine dans l’âge adulte.

Les essais : réfléchir autour du numérique et de l'écriture

Devenir un maître d'armes des réseaux

En ligne, faut-il être partout ? Quel type de réseaux sociaux faut-il privilégier ? Quelle présence régulière ? Quels buts ? Comment s’armer face aux bouleversements des mondes connectés ? Plusieurs pistes dans cet ouvrage de référence pour devenir maître d’armes des réseaux.

La réflexion littéraire de toute une vie

Ces textes ont tous en commun d’être traversés par une interrogation insistante qui, depuis Don Quichotte, est celle de toute entreprise littéraire : qu’en est-il des rapports de l’écriture et du réel ?

Dissolution et renaissance chez Antoine Volodine

Cet essai sur les fables de Volodine nous mène au lieu où le porte-voix du post-exotisme raconte, construit un univers unique. Il nous donne des pistes pour nous y aventurer et introduit une réflexion sur l’art d’écrire : là où Volodine interroge la littérature elle-même.

L'Esquif : le lieu des écritures poétiques contemporaines

Tomber sous un charme

Fabrizia Ramondino s’attache à la forme des choses mais elle creuse aussi au-dedans, d’une façon à la fois psychique et photographique. Ces poèmes (d’un état, d’un souvenir, d’un lieu) parviennent à accompagner et à révéler la sensibilité de l’auteure avec une netteté remarquable. C’est là leur plus grande force.

Data poésie & pixels de papier

« Mélancolie des données » donne à lire cette poésie, viscérale et verticale, née des bouleversements de l'âge virtuel, qui a recours aux évènements de notre époque. Des voyages immobiles qui mêlent signes et silences, fragments de mémoire et échos du monde.

Un conte mythologique et moderne

Ce long poème fait entendre, avec une dimension épique et l’énergie d’une cavalcade, les voix des personnages qui l’habitent. Io, Pasiphaé et par conséquent le Minotaure n’en finissent pas de s’interroger sur leur libre arbitre. Leurs pensées vagabondent mais leurs corps sont scellés à ceux des bêtes avec lesquelles ils partagent leurs destinées.

ArchéoSF : aventures extraordinaires et science-fiction ancienne

L'anthologie proto-steampunk

Des androïdes dansants, des inventeurs géniaux, mais un peu dérangés, des aérostats et des machines gigantesques, des prouesses technologiques et industrielles, des machines inédites et des mécanismes superbement complexes... Ces textes ne sont pas du steampunk. Ils en sont les plus lointaines racines, plongées dans les profondeurs de notre imaginaire.

Le premier des romans de science-fiction

1815 : Pierre-Marie Desmarest, ancien chef de la police politique de Napoléon Ier  tue le temps en écrivant. Son regard de policier exercé le pousse à imaginer ce que sera la civilisation de demain, la nôtre, qu’il place dans une contrée au cœur de l’Afrique. Ainsi naît L’Empire savant, une œuvre surprenante et protéiforme. Sans aucun équivalent pour son temps, ce roman se révèle d’un grand modernisme, oscillant entre science-fiction visionnaire et satire sociale et politique.

Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas

L’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n’est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !

La Machine ronde : une inscription dans le mouvant du monde

Un mois, sous yourte...
Écrire, méditer, marcher, casser mon bois pour le poêle, quelques gestes simples...
Les buis, les larges collines bombées, les grandes herbes, dolines, avens, les colonnes de roches ruineuses comme des chapelles romanes de cailloux secs, les pierres claires concassées des sentes, les pins sous la neige, les hommes...
Pour l’instant, j’écoute.

Un livre-repère pour une génération et le renouvellement du road book.

Les images qu’induit la route, quand on arpente les plaines de l’Est ou que l’on roule en taxi vers Damas dont on ne sait encore que le nom. Les sensations, surtout : la poussière à la traîne des bus, le son des caoutchoucs sur l’asphalte, l’odeur du diesel brûlé.

L’Asie. Les villes monstres. Des noms qui sonnent comme des poèmes ou étranglent comme des cris.

D’une petite hutong aux larges boulevards sans nom, d’une nuit à dormir dans une rue de Kolkata à la fièvre qui terrasse, devant l’agitation d’un carrefour ou face à un corps nu allongé sur le béton, de l’intérieur d’un taxi ou sous les néons d’un girlie bar, Big Bang City mêle l’irrésistible et étrange désir de lecture à celui, non moins étonnant, d’aventure et de réel.

Nouvelles traductions classiques

Trois textes majeurs de l’histoire littéraire latine

Depuis deux millénaires, l’écriture d’Horace a inspiré des générations d’écrivains, d’Ovide à Victor Hugo en passant par Pétrarque, et de lecteurs. À l’ère des récits de soi, des journaux d’écrivains et des réseaux sociaux, il s’adresse à notre époque avec une vigueur et une originalité intactes. L’auteur du carpe diem ne cesse de nous parler. Proposée dans une nouvelle traduction de Danielle Carlès qui parvient à métamorphoser le français en un chant latin inédit, cette intégrale réinvente Horace pour un public contemporain.

Ainsi voit-on la rose refleurir chaque année

Rilke compose en 1922 – et comme d’un seul souffle en trois semaines — les 55 sonnets constitutifs des Sonnets à Orphée à la mémoire (comme « tombeau », écrit-il en sous-titre du cycle) de Véra Ouckama Knoop (1900-1919), jeune danseuse qu’il avait prise en affection et qu’il incarne dans la figure d’Eurydice, pour dire que, face à la mort, il n’est d’espoir que de re-vie. Nouvelle traduction de Lionel-Édouard Martin, édition bilingue.

Huit nouvelles comme autant de facettes de Virginia Woolf

Laissez le vent souffler ; laissez le pavot se semer lui-même et l’œillet s’accoupler avec le chou. Laissez l’hirondelle construire son nid dans le salon, le chardon jaillir du carrelage, le papillon profiter au soleil du tissu fané du fauteuil. Laissez les débris de verre et de porcelaine dormir sur le gazon, et qu’ils s’entortillent d’herbes et de ronces.

Traduction de Christine Jeanney

Dernières parutions

À paraître

Un récit de voyage en forme d'aventure pop

Le problème quand on voyage avec un auteur mort depuis plus de quatre siècles, c’est que le monde que l’on traverse n’est plus tout à fait le même. C’est en 1580 que Montaigne entreprend son célèbre Voyage en Italie et de toute évidence, en 2019, lorsque Lou Sarabadzic part sur ses traces pour suivre les mêmes étapes, l’Europe a beaucoup changé. Littéralement, les frontières ont bougé. Le tourisme de masse a remplacé les épidémies de peste, et les réseaux sociaux les guerres de religion. De nos jours, c’est le low cost à toutes les sauces et la liberté de circulation qui prévalent. Mais au fond qui voyage ? Et pourquoi ?

Parution le 03/06

Une aventure légendaire

Injustement oublié, Les Atlantes, aventures des temps légendaires, est l'un des premiers romans de Fantasy épique. Argall, le guerrier barbare épris de la belle Atlante Soroé, combat aux côtés de son frère Maghée, la puissante sorcière Yerra, Reine de l'Atlantide. Mais le pouvoir et l'ambition des puissants, la soif de vengeance du peuple, la conquête de l'immortalité et les intrigues de cour se muent en stratagèmes qui fragilisent l'équilibre d'Atlantis. Philtres magiques et sorcellerie, luttes entre clans et monstres antédiluviens, actes héroïques et amours tragiques, le funeste destin de cette civilisation mythique se noue en un récit aux multiples facettes, loin du manichéisme et de la facilité. Un grand roman d'aventure dans un monde fascinant qui annonce tous les grands cycles de la Fantasy contemporaine.

Parution le 17/06

Douce France…

Depuis ce leitmotiv elle esquisse un panorama très situé, dans un territoire tantôt urbain, tantôt campagnard où se croise une foule éclectique : des personnes, des voix, des êtres protecteurs aux noms d’animaux, des lieux arpentés comme des corps accueillants, des strophes aux accents de contes.

Parution le 09/09

S'il est mort, pourquoi revient-il si souvent ?

Les absents, ce sont encore les présents qui les situent le mieux. Théo est de ceux-là. Enfant, il a perdu son père. Vingt ans plus tard, ce deuil refait surface, après qu'une présence issue de son passé a réapparu. A priori, les immeubles haussmanniens, le souvenir d'un père, les barricades révolutionnaires et le navire naufragé du commandant Charcot n'ont rien en commun. Mais pourquoi pas ? Après L'épaisseur du trait, entre l'Est parisien et le Finistère, Antonin Crenn poursuit son exploration des espaces et des lignes de fuite. Avec Les présents, il explore une dimension supplémentaire : le temps.

Parution le 26/08

On peut naître à soi-même à déjà 38 ans, sans savoir qui on a pu être avant.

Se jouant des genres et des registres, mélangeant l’enquête avec le politique, la technologie et la comédie, la philosophie et la sensualité du désir amoureux, les personnages de Sœur(s) osent réinventer des espaces de vie dans lesquels l’espoir de la fraternité et de la sororité est possible. Dans cette polyphonie de voix, le mystère de l’identité à l’ère de la surveillance généralisée se reconnecte à son essence première : l’humanité de celles et ceux qui se demandent, bien plus légitimement que les services de police, qui suis-je ?

Parution le 23/09

Découvrez le catalogue du second semestre, avec des extraits des Présents, d'Antonin Crenn, et Sœur(s), de Philippe Aigrain, à paraître à la rentrée…

Le carnet de bord de l'éditeur