Temps réel : accueillir les récits & fictions d'aujourd'hui

Danse avec l'art, danse de la mort

Dans le monde tourmenté de l’art contemporain, l’homme en vue s’appelle Joseph B. Schneeball. Ses productions controversées divisent autant qu’elles fascinent : détournements de tableaux célèbres en farces pornographiques, culte de la domination, femmes exposées dans des installations spectaculaires, tout y passe. Sous le vernis des œuvres, la mort est partout. Mais lui, où est-il ? Et qui ?

Détruire internet

En faisant chanter les protocoles régissant les réseaux immatériels et en se plongeant dans le cheminement des données giclant de câble en câble, Joachim Séné réalise dans l’écosystème littéraire ce que tout un chacun expérimente en ligne : il fait œuvre de navigation.

Un roman d'anticipation poétique

Mathilde Roux réalise des collages cartographiques incrustés de mots et Virginie Gautier arpente ce territoire avec les siens. Ensemble, elles réalisent, dans la confrontation du paysage aux interprétations de la carte, un récit à la jonction des univers, des genres et des esthétiques.

Les essais : réfléchir autour du numérique et de l'écriture

Devenir un maître d'armes des réseaux

En ligne, faut-il être partout ? Quel type de réseaux sociaux faut-il privilégier ? Quelle présence régulière ? Quels buts ? Comment s’armer face aux bouleversements des mondes connectés ? Plusieurs pistes dans cet ouvrage de référence pour devenir maître d’armes des réseaux.

La réflexion littéraire de toute une vie

Ces textes ont tous en commun d’être traversés par une interrogation insistante qui, depuis Don Quichotte, est celle de toute entreprise littéraire : qu’en est-il des rapports de l’écriture et du réel ?

Dissolution et renaissance chez Antoine Volodine

Cet essai sur les fables de Volodine nous mène au lieu où le porte-voix du post-exotisme raconte, construit un univers unique. Il nous donne des pistes pour nous y aventurer et introduit une réflexion sur l’art d’écrire : là où Volodine interroge la littérature elle-même.

L'Esquif : le lieu des écritures poétiques contemporaines

Tomber sous un charme

Fabrizia Ramondino s’attache à la forme des choses mais elle creuse aussi au-dedans, d’une façon à la fois psychique et photographique. Ces poèmes (d’un état, d’un souvenir, d’un lieu) parviennent à accompagner et à révéler la sensibilité de l’auteure avec une netteté remarquable. C’est là leur plus grande force.

Data poésie & pixels de papier

« Mélancolie des données » donne à lire cette poésie, viscérale et verticale, née des bouleversements de l'âge virtuel, qui a recours aux évènements de notre époque. Des voyages immobiles qui mêlent signes et silences, fragments de mémoire et échos du monde.

Un conte mythologique et moderne

Ce long poème fait entendre, avec une dimension épique et l’énergie d’une cavalcade, les voix des personnages qui l’habitent. Io, Pasiphaé et par conséquent le Minotaure n’en finissent pas de s’interroger sur leur libre arbitre. Leurs pensées vagabondent mais leurs corps sont scellés à ceux des bêtes avec lesquelles ils partagent leurs destinées.

ArchéoSF : aventures extraordinaires et science-fiction ancienne

L'anthologie proto-steampunk

Des androïdes dansants, des inventeurs géniaux, mais un peu dérangés, des aérostats et des machines gigantesques, des prouesses technologiques et industrielles, des machines inédites et des mécanismes superbement complexes... Ces textes ne sont pas du steampunk. Ils en sont les plus lointaines racines, plongées dans les profondeurs de notre imaginaire.

Le premier des romans de science-fiction

1815 : Pierre-Marie Desmarest, ancien chef de la police politique de Napoléon Ier  tue le temps en écrivant. Son regard de policier exercé le pousse à imaginer ce que sera la civilisation de demain, la nôtre, qu’il place dans une contrée au cœur de l’Afrique. Ainsi naît L’Empire savant, une œuvre surprenante et protéiforme. Sans aucun équivalent pour son temps, ce roman se révèle d’un grand modernisme, oscillant entre science-fiction visionnaire et satire sociale et politique.

Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas

L’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n’est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !

La Machine ronde : une inscription dans le mouvant du monde

Un mois, sous yourte...
Écrire, méditer, marcher, casser mon bois pour le poêle, quelques gestes simples...
Les buis, les larges collines bombées, les grandes herbes, dolines, avens, les colonnes de roches ruineuses comme des chapelles romanes de cailloux secs, les pierres claires concassées des sentes, les pins sous la neige, les hommes...
Pour l’instant, j’écoute.

Un livre-repère pour une génération et le renouvellement du road book.

Les images qu’induit la route, quand on arpente les plaines de l’Est ou que l’on roule en taxi vers Damas dont on ne sait encore que le nom. Les sensations, surtout : la poussière à la traîne des bus, le son des caoutchoucs sur l’asphalte, l’odeur du diesel brûlé.

L’Asie. Les villes monstres. Des noms qui sonnent comme des poèmes ou étranglent comme des cris.

D’une petite hutong aux larges boulevards sans nom, d’une nuit à dormir dans une rue de Kolkata à la fièvre qui terrasse, devant l’agitation d’un carrefour ou face à un corps nu allongé sur le béton, de l’intérieur d’un taxi ou sous les néons d’un girlie bar, Big Bang City mêle l’irrésistible et étrange désir de lecture à celui, non moins étonnant, d’aventure et de réel.

Nouvelles traductions classiques

Trois textes majeurs de l’histoire littéraire latine

Depuis deux millénaires, l’écriture d’Horace a inspiré des générations d’écrivains, d’Ovide à Victor Hugo en passant par Pétrarque, et de lecteurs. À l’ère des récits de soi, des journaux d’écrivains et des réseaux sociaux, il s’adresse à notre époque avec une vigueur et une originalité intactes. L’auteur du carpe diem ne cesse de nous parler. Proposée dans une nouvelle traduction de Danielle Carlès qui parvient à métamorphoser le français en un chant latin inédit, cette intégrale réinvente Horace pour un public contemporain.

Ainsi voit-on la rose refleurir chaque année

Rilke compose en 1922 – et comme d’un seul souffle en trois semaines — les 55 sonnets constitutifs des Sonnets à Orphée à la mémoire (comme « tombeau », écrit-il en sous-titre du cycle) de Véra Ouckama Knoop (1900-1919), jeune danseuse qu’il avait prise en affection et qu’il incarne dans la figure d’Eurydice, pour dire que, face à la mort, il n’est d’espoir que de re-vie. Nouvelle traduction de Lionel-Édouard Martin, édition bilingue.

Huit nouvelles comme autant de facettes de Virginia Woolf

Laissez le vent souffler ; laissez le pavot se semer lui-même et l’œillet s’accoupler avec le chou. Laissez l’hirondelle construire son nid dans le salon, le chardon jaillir du carrelage, le papillon profiter au soleil du tissu fané du fauteuil. Laissez les débris de verre et de porcelaine dormir sur le gazon, et qu’ils s’entortillent d’herbes et de ronces.

Traduction de Christine Jeanney

Dernières parutions

À paraître

Quel est le nom de cette ville qui brûle en moi ?

Que ce soit lors de ses errances citadines, ses voyages souterrains ou hors la ville, Christophe Grossi aime observer ce qui nous relie ou nous oppose. Au fil des rencontres fugaces ou vivaces, des moments de tension ou d’apaisement, il s’interroge sur notre présence au monde, notre immobilité en mouvement et nos désirs de fuir. La ville soûle n’est pas un récit de voyage au sens propre : c’est une métamorphose.

Parution le 11/03

Road-trip intime et professionnel

Pendant un an, il sillonne les routes et les librairies comme représentant pour le compte d’un éditeur indépendant, le plus souvent en musique. Comment vit-on l’itinérance quand on passe son temps à quitter tout le monde ? À moins que ce soit précisément le contraire, et que chaque jour apporte son lot de nouvelles rencontres ?

Parution le 11/03

Travail à la chaîne

Comment s’opère la rencontre de chacun avec le monde du travail ? Jeune, à quoi se destine-t-on, et qui se voit-on devenir ? Comment se fabrique le camembert industriel ? Vaut-il mieux l’ignorer ? Qui ne s’est jamais dit un jour, et si je travaillais dans une fabrique de camembert ? Personne, assurément. Dans ce récit autobiographique aussi fulgurant que décalé, Daniel Bourrion raconte sa découverte du travail à la chaîne et son entrée soudaine dans l’âge adulte.

Parution le 25/03

Nos territoires sont poreux

Le Journal du brise-lames est un poème épique dit à des tétrapodes. Le Journal du brise-lames est un essai documenté sur le brise-lames de Sète, qui fait barrage de son corps pour protéger le port de la mer. Le Journal du brise-lames est une pièce de théâtre où chaque voix porte une fiction en elle. Le Journal du brise-lames est un roman qui sait sonder les profondeurs du béton poreux, de l’eau violente, et des courants temporels. Le Journal du brise-lames est un jeu vidéo unique réalisé par Stéphane Gantelet donnant à voir respirer le Journal du brise-lames, dont l’accès est inclus dans l’achat de ce livre. Bien sûr, le Journal du brise-lames est aussi un journal. Il s’exprime en son nom propre. Et il s’adresse à vous.

Parution le 15/04

Des espaces élastiques où lire où écrire

Qu’est-ce qu’un oloé ? Un lieu quelque part où lire ou écrire ? Un état d’esprit ? Une idée, un rêve, une envie ? Dans ce livre, Anne Savelli interroge à la fois ses propres pratiques créatives (comment se consacrer à la littérature quand on est perpétuellement en mouvement ?) et la possibilité de faire de l’écriture, domaine de la solitude par excellence, un territoire du commun. Reflet de la diversité qui l'a inspiré, le néologisme "oloé" est passé dans notre langage courant.

Parution le 29/04

Le carnet de bord de l'éditeur