De la Mère et de la Patrie | Bożena Keff , ,

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Écrite en 2008, la pièce de Bożena Keff rencontra un écho retentissant en Pologne lors de sa création. C’est qu’elle témoigne avec une violence et une profondeur rares des enjeux qui secouent depuis des décennies la société polonaise, entre souvenirs de la Shoah et montée d’un antisémitisme d’État. Si elle révèle les tensions d’un pays en prise avec sa mémoire, elle met au jour aussi celles de l’Europe et de notre temps. À l’heure où les derniers survivants des Camps disparaissent, c’est la question du devenir de notre Histoire qui se pose, des fantômes qui la hantent. Entre mémoire maternelle et violence paternelle, entre Histoire et Patrie, entre le silence du passé et l’impasse du présent, comment s’inventer une vie qui soit résolument la nôtre ? C’est dans une pièce qui prend la forme d’un oratorio sidérant de puissance, convoquant figures mythiques et contemporaines, Demeter et Lara Croft, lyrisme prophétique et rage de l’insulte, que Bożena Keff invoque l’histoire pour mieux terrasser ces fantômes – ou apprendre à vivre avec eux ? Pièce énigmatique et vertigineuse, « œuvre-monstre », que présentent ici les deux traductrices, Sarah Cillaire et Monika Próchniewicz, qui en proposent la première traduction en français, De la mère et de la Patrie traverse les formes les plus antiques du théâtre pour dire la tragédie du présent, afin aussi de trouver les forces de lui résister.

Arnaud Maïsetti

Poids 180.98 g
Dimensions 170 x 244 cm
Auteur

Bożena Keff

Collaborateur

Traduit du polonais par Sarah Cillaire et Monika Próchniewicz

Éditeur

éditions publie.net

ISBN numérique

978-2-37177-176-5

ISBN papier

978-2-37177-511-4

Nombre de pages

104

Date de parution 14/02/2018

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Née en 1948 à Varsovie, Bożena Keff est poète, chercheuse en littérature et critique de cinéma. Après des études de lettres et de philosophie, elle travaille dans l’édition (PIW, Wiedza Powszechna) et publie des articles dans des revues majeures consacrées au cinéma (Film, Kino), au féminisme (bulletin d’OŚKa, Zadra), ainsi que des critiques littéraires (Życie Warszawy, Twórczość, Przekrój) et des études pour Midrasz, le mensuel des cultures juives.

Elle mène des recherches au sein de l’Institut historique juif, ainsi qu’à l’Institut des recherches littéraires de l’Académie des Sciences polonaise (IBL) où elle soutient une thèse. Parallèlement, elle enseigne la philosophie, l’éthique et les études de genre entre autres à l’Université de Varsovie, dans l’École de psychologie sociale (SWPS) et à l’Institut de recherches littéraires. Elle est membre de l’Association des écrivains polonais (SPP) et de la section polonaise du Pen Club.

Bożena Keff est l’une des premières chercheuses à s’intéresser, en Pologne, au lien entre nationalisme et construction culturelle de l’identité sexuelle. Dans Silhouette avec ombre (Postać z cieniem. Porterty Żydówek w literaturze polskiej, 2001), issue de sa thèse, elle analyse la double exclusion des femmes juives dans la culture polonaise. En 2004, elle a également coécrit la première étude parue en Pologne sur l’homophobie, L’homophobie à la polonaise (Homofobia po polsku, Sic !, Varsovie, 2004). Deux ans plus tard, paraît un recueil de ses analyses critiques Les barricades, chroniques obsessionnelles des années 2000-2006 (Barykady, kroniki obsesyjne z lat 2000-2006, eFKa, Cracovie, 2006). En 2013 enfin, elle publie Antisémitisme. Histoire non-close (Antysemityzm. Niezamknięta historia, Czarna Owca, Varsovie, 2013). Ses études mettent en avant les aspects discriminatoires de la culture polonaise — misogynie, homophobie et antisémitisme.

Elle est également l’auteure d’une édition critique des documents poétiques de la Shoah, Muses, chantez le tango des larmes, parue en 2012 à l’Institut historique juif (Tango łez śpiewajcie Muzy. Poetyckie dokumenty Holokaustu).

La traduction est un autre aspect de son travail. Entre 1976 et 2015, elle traduit (ou co-traduit) de l’anglais et du russe deux romans (Aja de Jan Jaunsudrabin et The Women’s Room de Marylin French) ainsi qu’un livre de mémoires (Les cygnes sauvages de Jung Chang), une autobiographie (La légende du violon de Yehudi Meduhin et Catherine Meyer) et des ouvrages féministes (The Female Eunuch de Germaine Greer, The dictionary of feminist theory de Maggie Humm et Feminist thought: a more comprehensive introduction de Rosemarie Putnam Tong).

Parmi les différents versants de son activité intellectuelle, l’écriture occupe une place de choix. Bożena Keff débute en 1975 en publiant des poèmes dans la revue Nowy Wyraz. Suivent trois volumes de poésie : Ensemble séparément (Razem osobno, Czytelnik, Varsovie, 1986), Rêve sur la signification des rêves (Sen o znaczeniu snów, Przedświt, Varsovie, 1995) et Il n’est pas prêt (Nie jest gotowy, OPEN, Varsovie, 2000). Sa poésie est qualifiée par les critiques de « philosophique ». L’auteure emprunte souvent des éléments biographiques de personnages réels pour en donner une version poétique. C’est le cas notamment de l’écrivain yiddish Lejb Goldin : inspiré de ses mémoires, le poème « Le Protecteur » retrace l’une des journées de Goldin dans le ghetto de Varsovie (la traduction française du poème paraîtra dans La Revue de Belles-Lettres en 2018.)

Enfin, en 2008, paraît le texte majeur de Bożena Keff De la Mère et de la Patrie. Deux adaptations scéniques en sont données : par Marcin Liber en 2010 et par Jan Klata en 2011. En 2009, le texte figure dans la sélection finale du plus important prix littéraire polonais NIKE (de même que Silhouette avec ombre en 2001).