Carnet de bord 2020, semaine 26 28 juin 2020 – Publié dans : Carnet de bord – Mots-clés : , , , , , , ,

publie.net, le feuilleton, à retrouver chaque semaine, par GV

lundi

Cette année, nous ne serons pas présents au salon de L'autre livre en novembre et ce n'est pas un choix de notre part. On n'a pas non plus raté le coche des envois de dossier, au contraire même, on était sur le coche, si la chose est possible, mais voilà. Il y a plus de demandes que d'élus et, sauf désistement d'ici-là, nous sommes sur liste d'attente. Or donc, nous attendons. Non, nous n'attendons pas, il est urgent de ne pas attendre. Reprendre pour commencer le Robert Smith d'hier et de demain et échanger avec l'auteur, a.k.a Daniel 'The Cure' Bourrion après ses corrections et ses modifications. C'est toujours compliqué de se situer dans un texte qui a une forte identité de langue, comme les textes de Daniel : à chaque fois qu'on propose une modification, ou qu'on émet un doute ou une incompréhension, on risque d'aller contre la langue. Il ne faut pas aller contre la langue. Il faut aller dans la même direction qu'elle, et lui permettre d'être le plus elle-même possible, tout en restant en adéquation avec ses lecteurs. Un point de rencontre. En football, on dirait : défendre en avançant. Voilà ce que je ferai donc (du moins je l'espère).

mardi

Vie de spam : 🚀 Comment passer dans BFM TV, Les Echos, Le Figaro ou Europe 1 ? Nos solutions. Oh oui. Dites-nous. Ces solutions sont-elles de nature à nous aider à trouver un titre ? On cherche un titre ardemment. Chercher un titre ardemment nous amène à nous poser des questions étranges, par exemple : oui mais est-ce que ça ne risque pas d'être pris pour une coquille ? Ou encore, est-ce soluble dans l'enfer des métadonnées (l'enfer des métadonnées est un cercle dont Dante n'a pas parlé, mais il existe désormais : c'est un cercle contemporain). Un point médian, c'est un caractère interdit ? Ailleurs, on propose des bonus, voire des hidden track ; comment les annoncer et où ? Ou bien alors, classer ses titres par lignes thématiques, et les décliner, ainsi que l'a proposé Ahmed Slama. On examine tout ça. On imagine des couvertures et des dos. On se figure des lecteurs les découvrant ces titres, ces couvs, ces dos, et pensant quoi ? Resentant quoi ? La voilà la question. Et puis, après les questions, des résolutions : il est l'heure de notre AG annuelle qui entérine donc la poursuite de l'aventure éditoriale (pas que nous en doutions, mais enfin je rends compte). Après l'AG, nous validons notre commande des exemplaires de Soeur(s) et des Présents à l'imprimeur pour notre premier pas en-dehors de l'impression à la demande preuve que, je ne sais pas, nous grandissons ?

 

mercredi

Off aujourd'hui pour ma part. Où que je sois, les temps futurs et présents ne sont jamais loin.

jeudi

Après une première relecture frénétique de La comédie urbaine il y a quelque temps, en voici une nouvelle plus hachée. C'est indépendant de ma volonté comme on dit, mais ça aide à se figurer deux versants du même livre : on gagne en perspective ce qu'on y perd en fluidité. Il y a encore quelques petites choses qui m'avaient échappées la première fois, mais peu. Une interrogation sur la récurence (ou la non-récurence, à discuter) des sigles de type (C) et TM quand il est question des marques (il est question des marques). Vérifier avec l'auteur, quoi. Mais d'abord, profiter du petit mot sur La ville soûle que nous a envoyé la librairie Les champs magnétiques :

Voilà qui nous fera oublier les quelques retours groupés constatés ce matin (pas glop), y compris sur des livres qui, en théorie, étant plus anciens, n'autorisent pas les retours (pas glop pas glop). Essayer de tirer ça au clair, comme dirait Tintin.

 

vendredi

Je ne saurais pas précisément expliquer pourquoi, mais parmi les corvées horripilantes se trouvant au panthéon de mes corvées horripilantes, on trouve : devoir changer le mot de passe pour se connecter au backoffice d'Hachette. J'ai envie de dire : c'est comme ça. Ça l'est. Et là je me retrouve à me dire : plus que dix minutes avant de devoir changer le mot de passe, si je me connecte maintenant je n'aurais pas à m'en soucier avant lundi ! Et je le fais. Roxane, elle, fait une affiche pour l'expo du Journal du Brise-lames que vous pourrez retrouver en septembre prochain à Beaubourg pour le Festival Extra. En soi, c'est extra (l'affiche, et la présence du Brise-lames durant le festival, qui met en valeur les expériences littéraires en dehors du livre). Vivement septembre, donc. D'ici là, et avant de m'en remettre aux dépôts légaux imprimés (qui ont repris il y a peu à la BNF), je termine de relir La comédie urbaine pour par exemple tomber sur cette phrase : Il faisait toujours beau, mais une brise fraîche s’était levée, annonçant -- enfin ! -- la fin de la canicule. Et, contre toute attente, par le pouvoir du prisme de la littérature sans doute, c'est le cas :  dans le texte, d'accord, mais aussi dans la vie.

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[REVUE DE PRESSE] Le Journal du brise-lames lu par Guillaume Lecaplain (Libé) »