Un texte/Une voix — Nazis dans le métro/Didier Daeninckx 27/10/2013 – Publié dans : Un texte/Une voix – Mots-clé : , , , , , , , , , , , , , , ,

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Aujourd’hui dimanche, c’est à une lecture salutaire et jubilatoire que vous êtes invités avec Nazis dans le métro.

Didier Daeninckx répond sans fards à nos trois questions hebdomadaires :

9782814506794.mainQuelle est la phrase/anecdote/situation qui déclenche l’écriture de Nazis dans le métro ?

J’ai écrit ce texte en août 1995, chaque matin, alors que je participais au Banquet du Livre organisé à Lagrasse, dans l’Aude, par les éditions Verdier. Cela faisait cinq ou six ans que j’observais la déliquescence d’une partie du monde intellectuel français, la veulerie de quelques écrivains bien en cour bâtissant leur carrière sur l’ordure. L’odeur de putréfaction des corps de la guerre yougoslave flottait jusqu’au boulevard Saint-Germain où trônait un Limonov racontant ses exploits dans les hordes de massacreurs, applaudi par les chroniqueurs tarifés de l’Idiot International. Ce roman est une sorte de carnet de croquis. Il fixe ce qui était alors et que l’insouciance a laissé prospérer.

Si Nazis dans le métro était une personne ou un personnage, qui serait-il ?

L’un des plus vaniteux de ce compost, Alain Soral, qui militait alors au parti communiste français et qu’il suffisait d’écouter pour comprendre qu’il vomissait déjà depuis l’autre extrême.

Quel passage/mot/extrait de Nazis dans le métro vous tient le plus à cœur et pourquoi ?

Le début et la fin, en boucle, où il est question de Max, un personnage attachant du village de Serviès, dans le Val de Dagne. Max, aujourd’hui disparu, que m’avait présenté Gérard Bobillier, Bob l’Apiculteur, fondateur des éditions Verdier dont l’ombre ironique ne cesse de m’accompagner.

[button link= »https://www.publie.net/livre/nazis-dans-le-metro/ » round= »yes » size= »normal » color= »blue » flat= »no » ]Télécharger le livre[/button] [button link= »https://www.hightail.com/download/OGhmbUplZ2p0d0htcXNUQw » round= »yes » size= »normal » color= »blue » flat= »no » ]Lire un extrait[/button] [divider style= »dotted » height= »40px » ]

Né en 1949, Didier Daeninckx a d’abord travaillé dans l’imprimerie avant de publier son premier livre, Meurtre pour mémoire, en 1982. Il est considéré comme un des principaux auteurs à avoir renouvelé le concept exigeant d’une littérature populaire mordante, en prise sur les problèmes sociaux et politiques, débordant largement le domaine du roman noir où il avait inscrit ses premiers livres. Auteur d’une oeuvre considérable, principalement chez Gallimard et Verdier, et d’un large continent de nouvelles.

Nazis dans le métro est l’un des six titres de Didier Daeninckx actuellement disponibles chez Publie.net, parmi lesquels : La route du RomÀ louer sans commissionLe crime de Sainte-AdresseL’Affranchie du périphérique (format numérique - format papier), et Baraques du Globe (format numérique - format papier).

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bagnoles

Couverture du livre papier chez Jérôme Million

Nous sommes également très heureux d’annoncer la parution prochaine (en novembre) d’un titre de Didier Daeninckx au catalogue de Publie.net :  Bagnoles, tires et caisses, magnifiquement illustré par Mako, et précédemment publié en papier chez Jérôme Millon. Pour vous faire une idée, lisez donc cette chronique d’Antoine Dufeu, dont voici un extrait :

Est-il encore besoin de présenter, même brièvement, Didier Daeninckx. Oui ? Alors lisez juste ces quelques mots-là : il est l’un des papes du roman noir. Et pour le reste un conseil d’ami wikipédialisez-le et lisez-le.

Sauf que Caradisiac oblige, faut tout de même qu’on cause caisse et pas littérature, quand bien même populaire. Il se trouve que notre auteur ce soir en question est manifestement passionné d’automobiles (entre autres choses à n’en pas douter) et qu’il s’est fendu d’un livre (dont vous connaissez déjà le titre si vous m’avez suivi) chez Jérôme Million. […]
Outre vous conseiller de le lire, je ne peux que vous dire qu’il y est partout question des autos fréquentées par l’auteur. Les histoires y sont souvent truculentes. Comme dans tout bon livre de littérature, on y retrouve de la politique, des souvenirs, des anecdotes, du sexe (ah non, ça je n’en suis pas sûr, encore que…) et, avant tout, le portrait tout juste esquissé d’un passionné de voitures.

Bonnes lectures et à dimanche prochain !