[NOUVEAUTÉ] La chute de la ville d'Is, légendaire cité de Bretagne 19 août 2020 – Publié dans : Notre actualité – Mots-clés : , , , ,

Décidément, les villes s'écroulent et chutent sous les pas d'ArchéoSF ! Après la parution du fabuleux Les Atlantes, aventures de temps légendaires, c'est désormais en Bretagne que nous emmène le nouveau livre de la collection : l'anthologie La chute de la ville d'Is, légendaire cité de Bretagne.

Voici ce qu'en dit Philippe Éthuin, directeur de la collection :

L’histoire de la ville d’Is est l’un des mythes les plus célèbres de Bretagne dont les origines restent mystérieuses. Les versions de la légendaire disparition de l’Atlantide bretonne sont nombreuses. Collectées au XIXe siècle, réinventées, réécrites, qu’elles soient populaires, celtes ou chrétiennes, toutes nous racontent le mythe du roi Gradlon, de sa fille Dahut et la submersion d’Is.

Plus belle ville de son époque, affrontant la punition divine, elle n’a cessé de fasciner, d’Émile Souvestre à M. Reynes Monlaur, de Gabriel de la Landelle à Guy de Maupassant.

Cette anthologie rassemble quelques-uns des plus beaux récits de la chute de Ker Is légués par le XIXe siècle.

En 1839, Théodore Hersart de la Villemarqué collecte dans le Barzaz Breiz des chansons populaires bretonnes qu’il accompagne d’un appareil scientifique important dans lequel il tente d’explorer les origines du mythe.

Dans Le Foyer breton (1844), un classique régulièrement réédité, Émile Souvestre recueille des contes populaires – dont l’authenticité reste discutée – plus empreints sans doute de l’imagination de l’auteur que de la tradition bretonne, mais dont la qualité littéraire est indéniable.

Affiche de l'avant-première de l'opéra Le Roi d'Ys en 1888.

En 1850, bien avant de devenir anarchiste et communard puis d’écrire La Cité de l’égalité (1896), Olivier Souvestre (ou Souêtre selon l’état civil) se destine à la prêtrise et publie, à l’âge de 19 ans, Ar Roue Gralon ha Kear Ys (Le roi Gralon et la ville d’Ys) qui connaît un grand succès. Édouard Lalo s’inspire de ce texte sans citer Olivier Souvestre, pensant l’auteur mort depuis longtemps, pour son opéra Le Roi d’Ys joué pour la première fois en 1888.

S’il est né à Montpellier, Gabriel de la Landelle descend d’une famille de marins bretons. Membre de la Marine royale de 1828 à 1839, il parcourt le monde avant de se tourner vers la littérature. Il publie des romans maritimes et est un pionnier de l’aviation. On lui doit Le Cheval du Roi Gradlon – paru en 1855, repris dans un recueil en 1882 et jamais réédité depuis – sans doute inspiré d’un chapitre des Antiquités de la Bretagne (1834) du capitaine de frégate Christophe-Paulin de La Poix de Fréminville, dit le Chevalier de Fréminville (1787-1848).

C’est en voisin, que le Normand Guy de Maupassant visite à deux reprises la Bretagne. Il en rapporte plusieurs nouvelles et un récit de voyage, « En Bretagne », dans lequel il narre la légende de Ker Is. Charles Le Goffic écrit à propos de ce texte :
« Ne disposant que d’un temps limité, Maupassant ne s’est pas attardé sur les lisières du pays qu’il voulait connaître. Il est allé tout de suite au cœur de la Bretagne, à Vannes, et, de là, par la côte, à Douarnenez. Je ne crois pas qu’en nous rendant visite, il cédât à un autre sentiment qu’au désir de voir par ses yeux une contrée fière, étrange, primitive, où son maître Flaubert l’avait devancé et à laquelle le rattachaient peut-être certaines ascendances lointaines. [...] Maupassant, tout Normand qu’il était, subit tout de suite le « grand charme » de la Bretagne. Il ne s’y sentit pas dépaysé, mais plutôt transporté hors du présent, dans une atmosphère et dans un âge qui n’étaient plus ceux des contemporains ».
 C’est à ce voyage hors du temps que nous invite encore aujourd’hui Guy de Maupassant.

Enfin, Marie Reynès-Monlaur propose avec Âmes celtes sans doute l’une des versions les plus christianisées de la légende d’Is dans laquelle luttent le druide, le guerrier celte et le légendaire Saint Guénolé. Âmes celtes est à la fois une évocation de l’histoire celte de la Bretagne, « un tableau puissant de relief et charmant de couleur », un « récit d’amour et de sang » et un témoignage de la christianisation du mythe.

En attendant que la ville d’Is renaisse quelque part sur les côtes bretonnes, laissez-vous conter une fois encore ses légendes !

La Fuite du roi Gradlon. Saint Guénolé demande à Gradlon d'abandonner sa fille Dahut, Évariste-Vital Luminais, vers 1884 (musée des beaux-arts de Quimper).

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152 pages
ISBN numérique 978-2-37177-242-7 : 4,99€
ISBN papier 978-2-37177-602-9 : 15€

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