La lettre d’info : octobre 2015 13/10/2015 – Publié dans : La lettre d'info – Mots-clé : ,

Chers amis,

Comme on dit, devant s’est décollé de l’oeil. On ne le dit pas ? On ne le dit pas. Mais c’est écrit quelque part. Et le fait est que oui : on essaye de voir au-delà. Au-delà des seuls chiffres censés figurer notre existence (les ventes numériques directes sont en baisse, c’est un constat général que nous ne sommes pas les seuls à faire, c’est notamment dû à la disponibilité en masse des catalogues d’éditeurs dits traditionnels qui ont enclenché un tournant dans leur offre numérique), au-delà des parutions récentes et de celles à venir. Au-delà de ce seul mois d’octobre. Quels sont nos projets et quelles sont nos envies. Par exemple, nous travaillons à un projet de revue web depuis plusieurs semaines et à ses possibles incarnations pour renouer avec la notion de laboratoire d’expérimentations. Pour cela, il nous semble important de nous extraire des formats standardisés actuels et donc de passer par le web.


Squelette à nu pour future revue web @publienet

Par exemple, se retrouver et partager ensemble des moments, des lectures, autour de nos voix, de nos écritures et des auteurs qui nous portent. Ce sera le cas en fin de cette semaine, le 9 octobre à la librairie Oh les beaux jours de Toulouse, pour une lecture-performance de Julien Boutonnier autour de son livre Ma mère est lamentable.

Même chose à la librairie Tschann à Paris en date du 24 novembre où vous pourrez assister à une rencontre avec Laurent Grisel, auteur du Journal de la crise dont le premier volume, couvrant l’année 2006, est paru cette année. Enfin, nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous le 26 novembre prochain à 18h30 au Cent, rue de Charenton à Paris, pour une présentation de nos nouvelles collections et de nos nouveautés, en présence notamment de Cécile Portier, Gabriel Franck, Clotilde Escalle et Jean-Yves Cotté. Ces rencontres sont importantes à nos yeux, elles permettent à la littérature que nous aimons non seulement de s’incarner mais de gagner d’autres espaces et d’autres dimensions. Nous espérons donc vous retrouver nombreux pour partager ces moments avec vous.

D’espace(s), il en est question dans toutes nos parutions d’octobre. Dans Dehors Dedans,  »espace entre deux mots, entre deux souffles », ainsi que l’écrit Arnaud Maïsetti, directeur de la collection ThTr. L’espace, les corps, le silence. Il poursuit : « Il faut l’écrire aussi, ce silence – ici, le théâtre est à la tâche. C’est là qu’il agit. Le vieux désir de Racine : que l’action soit cette tension qui voudrait advenir. L’acte, le geste même qui s’exécute en exécutant la parole. »

L’espace entre les voix, l’espace entre les langues, avec la création d’une collection Bilingues au sein de laquelle nous vous proposons ce mois-ci deux textes particulièrement forts : Demain, de Conrad, et La ballade du vieux marin de Coleridge, dans deux nouvelles traductions respectivement signées Jean-Yves Cotté et Patrick Calais. Ces deux textes, disponibles à la fois en numérique et en papier, vous seront proposés dans une nouvelle maquette spécialement créée pour le bilingue et seront accompagnés d’une série de photos ou dessins pour lier la langue à l’ailleurs.

Enfin, à la fin de ce mois, nous serons particulièrement fiers de publier Soleil gasoil, le premier livre de Sébastien Ménard, dont nous sommes ici nombreux à suivre son travail d’écriture sur son site diafragm depuis plusieurs années. Les grands espaces (vers l’est, le long des routes et de l’errance et de la sueur séchée), l’oblique, le mouvement permanent au-delà des frontières sont au programme de ce très beau recueil mélangeant texte et photos et dont l’incarnation papier dans notre nouveau format carré (le même utilisé surAsile et Double exposure toujours en précommande avec tirage photo limité) est superbe.

Bonne lecture à vous, tant qu’à faire au pluriel : bonnes lectures et merci,

Guillaume Vissac