[NOUVEAUTÉ] Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire : exploration de la ville avec Virginie Gautier 01/09/2014 – Publié dans : Notre actualité – Mots-clé : , , , , , , , , , , ,

gautier_marcherC’est le retour de Publie.net après un temps de déconnexion, même si en arrière-boutique ça continuait de travailler dur (une lettre d’info arrive cette semaine pour vous expliquer tout cela ! Mais il y a déjà quelques indices sur notre page Prochainement). Un retour tout en poésie avec ce nouveau texte de Virginie Gautier, que vous avez déjà pu découvrir dans Les sédiments, dans la collection L’Inadvertance dirigée par François Rannou. Au menu, exploration urbaine, son, vidéo, images, un livre numérique tout neuf à découvrir sans tarder !

Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, de Virginie Gautier, est le long poème d’une ville traversée qui serait toutes les villes ensemble : métamorphoses d’un monde flottant dont il s’agit de repérer les traces d’ombres. Que le tunnel dont il est question dans le livre soit celui du métro, celui qu’empruntent les « clandestins » pour traverser la Manche, ou la grotte dans laquelle nos « ancêtres » ont dessiné leurs premiers repères, il est surtout le lieu de confluences entre le dessous et le dessus de toute ville. Entre les mémoires accumulées, inscrites, gravées, recouvertes, effacées presque, disparues, retrouvées et l’élan vers ailleurs, vers autre chose à venir qui doit se délester du passé. Lieu mouvant où les déplacements créent une identité toujours fuyante. « On dit je suis d’ici. On est d’un autre temps, qui échappe. Autant dire d’ailleurs, autant dire de plus jamais. » Avec ce titre, se poursuit une nouvelle série de la collection L’Inadvertance, déjà amorcée par Ma mère est lamentable de Julien Boutonnier. Chaque ouvrage comprend un texte, des images fixes, des fichiers sonores et des vidéos courtes ainsi que des liens.

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Avec les livres de Julien Boutonnier et Virginie Gautier la collection L’Inadvertance des éditions Publie.net tente de faire naître le livre numérique de poésie dans sa forme nouvelle. Texte avec pour espace l’écran, images fixes, vidéos : le poème se déplie, prend voix, corps, façonne un espace de ressaisissement des langages qui de notre monde permette de percevoir la vitesse, les images. Le poète alors est également photographe, vidéaste, plasticien, musicien, acteur…Et l’on peut rêver que le livre numérique, ainsi, est comme le ciel inverse du poème dont ont rêvé Mallarmé, Apollinaire, Pierre-Albert Birot, Kurt Schwitters et tant d’autres découvreurs !

— François Rannou

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