La lettre d’info : juin 2015 15/06/2015 – Publié dans : La lettre d'info – Mots-clé : ,

Chers amis,

J’écris ces quelques mots depuis la rue Instin où le général éponyme a installé ses quartiers du 4 au 7 juin, rue Denoyez à Paris. Cette manifestation incarne parfaitement ce en quoi nous croyons depuis longtemps : la littérature est liquide, on peut la faire couler dans d’infinies directions, l’encapsuler dans de multiples supports, la décliner. La plupart du temps, elle prend la forme d’un livre, papier ou numérique. Parfois, c’est plus complexe que ça : nos sites web et nos blogs, qui sont nos laboratoires du quotidien, ont déplacé les frontières. D’autres fois, c’est encore plus complexe, ça prend la forme d’un espace bien réel implanté dans une ville véritable. C’est le cas, ici, rue Denoyez, enfin rue Instin. Ce sera le cas également Bibliothèque Marguerite Audoux très bientôt, le 13 juin, à l’occasion de la 9ème nuit remue, que nous serons nombreux à suivre.

Ces mutations de l’écriture et de la diffusion des textes à l’heure du numérique, nous avons pris le temps d’en discuter et d’en débattre avec Thierry Crouzet. Cet échange, nous l’avons compilé dans un entretien qui accompagne la parution de son essai La mécanique du texte, le 29 juin prochain en papier et numérique, et qui sera proposé aux abonnés en même temps que l’avant-première du texte lui-même, dans quelques jours, le 15. Dans La mécanique du texte, les questions se bousculent : écrivons-nous autrement ? La technique au sens large influence-t-elle la littérature ? De nouveaux outils impliquent-ils des œuvres nouvelles ? Ces œuvres nécessitent-elles à leur tour de nouvelles méthodes de médiation ? Les réponses sont des pistes, des envies, des idées, un futur à construire tous ensemble. 

L’éparpillement des formes et des supports, oui, cela revient souvent. Cette idée que le texte est une matière, un flux, et que chaque média doit pouvoir en décupler l’essence. Pour L’appel de Londres, de Philippe Castelneau, disponible en numérique depuis le 29 mai dernier et dont la sortie papier interviendra fin juin, nous avons décidé d’ouvrir l’accès aux ressources additionnelles proposées précédemment aux abonnés. Vous y trouverez tout un bagage multimédia (photo, musique, lectures son) ainsi qu’une carte interactive pour déambuler dans Londres et dans le temps aux côtés de l’auteur. À compter d’aujourd’hui, vous pourrez également découvrir Cendres, de Didier Bazy, un poème noir et dense sur l’espace concentrationnaire et dont un extrait audio est proposé à l’écoute ci-dessous. Pour ce texte, nous avons développé un livre graphique et sonore entrecoupé de peintures de Pascal Blanchard et précédée d’une lecture audio de Jean-Claude Mathon, non pas seulement pour l’enrichir mais bien pour incarner cette deuxième parution, dix ans après sa sortie aux éditions Le Grand Souffle.

Écouter un extrait du livre

Au-delà des nouveautés de juin, n’oublions pas la richesse de notre catalogue. À la fin de ce mois, c’est Monkey’s Requiem et Navigations, que nous proposerons en papier, après une précédente parution numérique. D’autres livres sont dès à présents disponibles dans des versions numériques mises à jour : Isidoro, Dans la zone d’activité, Les vies parallèles de Nicolaï Bakhmaltov, En E Enkou et La dérive des continents. Enfin, le 18 juin prochain, à la librairie Charybde à Paris à partir de 19h30, nous vous invitons à rencontrer Benoît Jeantet et son livre Nos guerres indiennes paru en ce début d’année. Hâte de vous y retrouver, hâte de partager ces lectures, cette littérature sous toutes ses formes et ses incarnations.

Guillaume Vissac

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