[NOUVEAUTÉ] Doucement (!), de Katia Bouchoueva 9 septembre 2020 – Publié dans : Notre actualité – Mots-clés : ,

Enfin le temps de la douceur est venu. Initialement prévu pour le moins de juin, et retardé compte tenu de la sitution sanitaire, le second recueil de Katia Bouchoueva à paraître dans la collection L'esquif dirigiée par Jean-Yves Fick et Virginie Gautier cloturera l'été au lieu de l'annoncer. C'est bien aussi. Et Doucement (!) servira plutôt la douceur de l'été indien, de quoi le prolonger pendant une partie de l'automne, loin des autoroutes touristiques. Pour le lire, et pour l'éprouver, recommandons donc plutôt les petites routes et les chemins de traverse.

Car Doucement (!) n'est pas qu'un recueil, c'est aussi une bal(l)ade. En France, pour commencer, déclinée de toute part et dans toutes ses sensibilités dans ce livre. En musique, aussi, tant la langue de Katia Bouchoueva est parsemée d'accents, de rythmes et d'énergies flirtant avec le chant. La lire, c'est l'entendre non pas lire mais investir ses textes, adressés toujours comme à un proche. La lisant, l'écoutant, nous sommes ce proche. Ce n'est pas rien. C'est presque un geste d'approche. Une chaleur. Un contact. Doux, évidemment.

Extraits du recueil à découvrir en vidéo :

...et en audio :

C’est par le refrain de Charles Trenet, Douce France, que Katia Bouchoueva nous fait entrer dans ce nouveau recueil. Depuis ce leitmotiv elle esquisse un panorama très situé, dans un territoire tantôt urbain, tantôt campagnard où se croise une foule éclectique : des personnes, des voix, des êtres protecteurs aux noms d’animaux, des lieux arpentés comme des corps accueillants, des strophes aux accents de contes. Mais cette douceur, qui est pour l’auteure attachée à la France, montre aussi son revers tyrannique par petites touches sur ces tranches de vie. Ainsi, le vers très libre et vivant de Katia Bouchoueva nous emmène par bonds, par sauts, en visite, dessinant les contours de son espace de jeu avec la langue et brodant sur la chanson sa propre ritournelle.

Les anges asexués et ceux qui ont un sexe
et ceux qui en ont deux – traversent, traversent
les plaines des ventres, les grottes et les tétons.
Tout y est bon, disent-ils, tout y est bon :
immeubles des années 60, colonnes Morris,
ronds-points, sorties d’autoroutes,
lacs et montagnes.

Et tes yeux comme des petites olives –
noires mais adoucies –
ta machine ad–mi–ni–stra–ti–ve douce aussi.

 

 

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104 pages
ISBN numérique 978-2-37177-235-9 : 5,99€
ISBN papier 978-2-37177-597-8 : 12€

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