[NOUVEAUTÉ] Les Présents, d'Antonin Crenn 26 août 2020 – Publié dans : Notre actualité – Mots-clés : , , ,

Antonin Crenn n'est pas un auteur comme les autres. Personne n'est un auteur comme les autres, en réalité : chacune, chacun a ses propres pratiques d'écriture. Lui, quand il cherche à écrire sur un passé qui littéralement le dépasse, il écrit un livre intitulé Les présents. Et ce n'est pas son passé qu'il recherche, c'est celui de son personnage, quand bien même (et c'est lui-même qui le dit) son personnage lui ressemble. Et quand il écrit un voyage, il est du genre à l'écrire d'abord et à le faire ensuite dans la vie. Il s'en explique ici sur son site et c'est une autre façon d'envisager la fiction : non comme un miroir le long du chemin mais comme un chemin sérigraphié sur un miroir. Ensuite, seulement, on le promène le long du vrai pour voir si les courbes collent. Les trajectoires. Les points de fuite. Parfois oui. Parfois non. C'était donc bien de la fiction.

à propos de L'épaisseur du trait

La légèreté du récit ne doit pas rendre notre lecture distraite, et Antonin Crenn n'écrit pas distraitement, ni ne se défait soudain sans raison de sa peau géométrique. L'accession aux sentiments passe par une aventure verticale. Claro, Le Monde des Livres

Le texte d'Antonin Crenn pratique une poésie minutieuse et affectueuse des choses, de la géographie et de l'architecture (...). Et revisite le thème du passage de l'âge adulte, par la quête d'Alexandre, observateur puis acteur habitant de son trait. Frédérique Roussel, Libération

Les Présents, à la librairie Le Square à Lourdes

Si L'épaisseur du trait, son précédent paru début 2019, était un roman sur l'entrée dans l'âge adulte, doublé d'une mise en espace, Les présents est une enquête sur des racines ainsi qu'une projection temporelle. On serait donc tenté de le voir comme son envers. Ce n'est pas exactement de cela dont il est question ici. Lisant Les présents, on suit avec sensibilité la progression d'un personnage qui est aussi la progression d'un auteur sur le chemin de son oeuvre. Il y a ce petit côté familier qui nous rappelle que l'on est en présence de quelque chose qu'on a aimé la fois d'avant. Mais également ce parfum d'aventure et de quête, ces embardées très intenses dans l'écriture de vies de ses personnages qui nous laissent à penser que cette écriture est en plein déploiement (et quelques-unes de ces vies sont à retrouver comme extrait dans notre catalogue). En quelque sorte, c'est une invitation au voyage. Et à présent que le livre est paru, vous pouvez vous aussi embarquer.

 

Un aperçu du livre en vidéos

 

 

Le livre

S'il est mort, pourquoi revient-il si souvent ?

Les absents, ce sont encore les présents qui les situent le mieux. Théo est de ceux-là. Enfant, il a perdu son père. Vingt ans plus tard, ce deuil refait surface, après le retour soudain d'une vieille connaissance. A priori, les immeubles haussmanniens, le souvenir d'un père, les barricades révolutionnaires et le navire naufragé du commandant Charcot n'ont rien en commun. Mais pourquoi pas ?

Loin de mener une enquête rigoureuse, mais en acceptant de se mettre en quête de ses origines et de son passé, Théo imagine des vies qui ne sont pas les siennes, mais qui sont connectées, de près ou de loin, à son état présent. Ainsi s'assemblent peu à peu les pièces d'un puzzle qui n'appartient qu'à lui, et s'adresse à chacun.

Après L'épaisseur du trait, entre l'Est parisien et le Finistère, Antonin Crenn poursuit son exploration des espaces et des lignes de fuite. Avec Les présents, il explore une dimension supplémentaire : le temps.

 

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240 pages
ISBN numérique 978-2-37177-238-0 : 5,99€
ISBN papier 978-2-37177-600-5 : 17€

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