« Garder les yeux sauvagement ouverts », conversation avec Sébastien Ménard 28/10/2015 – Publié dans : Le grand entretien – Mots-clé : , , , , ,

Aujourd’hui que paraît Soleil gasoillivre de Sébastien Ménard qui inaugure notre nouvelle collection Machine Ronde dirigée par Mahigan Lepage. C’est un livre papier, numérique, ce que vous voulez, mais surtout : c’est un livre fort. Sébastien est un auteur que nous sommes nombreux à suivre depuis des années sur son site Diafragm.net, un poète du web et des errances, quelqu’un que l’on a plaisir à côtoyer dans nos écritures, dans nos lectures et avec qui les échanges comptent. L’occasion était là. Sur la route, en mouvement, Sébastien nous répond, rarement au même endroit. La voix que nous entendons entre les lignes, c’est la sienne, portant des bouts de son Soleil gasoil sur le dos pour faire de l’à voix haute avec nous, même à distance. Les photos sont empruntées au livre, le portrait de l’auteur est signé AnCé t.

 

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Guillaume Vissac : Seb, tu es sur les routes depuis plusieurs mois maintenant, dans un périple à vélo vers l’est en compagnie d’AnCé t. D’où il vous vient ce projet ? D’ailleurs vous en êtes où (géographiquement et émotionnellement parlant) ?

Sébastien Ménard (Voronet, Bucovine, Roumanie) :  Nous sommes partis de l’ouest de l’Europe et nous l’avons traversée vers l’est, oui. Nous avions envie de route et de vie un peu sauvage, de nature, de soleil sur nos peaux et de nuits au bord des fleuves ou sur les collines. On ne voulait plus de bagnole. Le vélo c’est bien : on va assez vite pour changer concrètement de lieu chaque jour, mais assez lentement pour sentir les éléments : le climat, le déplacement, la langue, etc. Donc ce projet c’était ça : rouler à vélo, faire les indiens le soir autour d’un feu, et puis chercher quelque chose, on ne sait pas exactement quoi, des images et des mots, des plans pour la suite. On a un micro-studio mobile de création, et on file comme ça.
Nous allons certainement passer l’hiver en Transylvanie, il fait déjà frais par ici, et nos vélos sont donc à l’arrêt… On profite de ce temps pour apprendre des choses, rencontrer des gens, bosser des mots et des images. Et on a (déjà !) hâte de reprendre la route : au printemps nous partons du sud de l’Europe vers le Cap Nord.

 

GV : Alors comment on fait, concrètement, pour lire, écrire au quotidien quand on est embarqué dans un périple de cette nature ? Le micro-studio mobile, par exemple, c’est quoi ?

SM : En fait, rien ne change vraiment — j’ai quelques machines qui m’apparaissent indispensables : un ordinateur solide et doté d’une bonne batterie, un 5D pour les images, un bon objectif, une liseuse, un iPod, un enregistreur numérique… Des machines que j’apprécie justement parce qu’elles sont assez adaptées à la situation pour se faire oublier. Le voyage en fait, c’est justement de porter ce bazar (un type dès le premier jour de notre route pour dire : « chacun son petit merdier »), et de garder les yeux sauvagement ouverts. Lire, c’est donc presque toujours sur le web et en numérique, et je ne pourrais mener ce projet sans cet accès à la lecture. Dans le même temps : la liste de ceux que je souhaiterais avoir dans ma machine mais qui restent inaccessibles en numérique est immense. Et donc, au fil du déplacement, alterner les temps de route et ceux plus sédentaires, alterner les périodes plus longues de l’un ou de l’autre, mais se ménager chaque jour des fenêtres de création.

GV : Des livres en papier malgré tout avec toi ? Si oui lesquels ? (Je suis sûr que oui)

SM : Pas tant… J’ai acheté sur la route Alimentation Générale de Daniel Biga. Et c’est vraiment le seul livre papier auquel j’ai fait traverser l’Europe cette année. Je viens de le faire rentrer en France. C’est lourd le papier. Ça prend de la place… C’est vraiment pas l’idéal à vélo… Et puis, il y a quelques Soleil gasoil qui devraient arriver prochainement, il faut que je fasse un peu de place !

GV : Soleil gasoil justement. C’est quoi ce livre ? Si jusque-là tu t’es jamais imaginé un livre à paraître, c’était celui-ci ?

SM (Gura Humorului, Bucovine, Roumanie) : D’abord, Soleil gasoil, c’est un titre imaginé par Mahigan Lepage. Et ça colle vraiment bien. L’année passée, Mahigan justement m’a proposé de réunir différentes séries déjà publiées sur Diafragm, réunir des carnets en fait, sous forme de livre, avec d’emblée l’idée d’une création finale très éclatée, réunissant des formes très différentes, et beaucoup d’images. Donc partir sur une liberté totale de ce point de vue, et la possibilité d’une version papier, pour lire hors-connexion… Bien sûr oui, j’avais déjà imaginé des livres, avant : des trucs beaucoup trop serrés, beaucoup trop empruntés… Puis j’ai arrêté d’imaginer des livres et j’ai écrit, c’est bien plus fou et puissant. Au final, Soleil Gasoil réunit des textes et des images de 2005 à 2014, ce que je n’avais absolument pas imaginé, non…

 

GV : C’est un objet particulièrement étonnant, qui adopte plusieurs formes différentes (que ce soit en papier ou en numérique d’ailleurs). Et le matériau de base, finalement, c’est le site web diafragm.net, car l’écriture, à l’origine, a eu lieu là. Et il y a une thématique récurrente particulièrement forte dans l’ensemble du livre (et donc, dans l’ensemble du site), c’est le mouvement. Même dans des parties que l’on supposerait plus sédentaire (Génération poussière par exemple), il y a cette idée ou cette envie de voyage. Le voyage que l’on prépare ou celui dont on revient et auquel on repense avec cette espèce de manque. L’expression écrivain voyageur, c’est un peu un cliché, mais ça te correspond, tu crois ?

SM (Valea Ursoii, Prahova, Roumanie) : Je ne sais vraiment pas si « écrivain voyageur » peut me correspondre. Est-ce qu’on est « écrivain » lorsqu’on écrit sur un site fréquenté par quelques dizaines de lecteurs ? Lorsqu’on publie un livre ? Lorsqu’on cherche des solutions boulot, tunes, etc, pour continuer à écrire par exemple ? « Voyageur » : ces derniers temps nous avons voyagé, et ça va continuer encore, mais ça peut aussi s’arrêter… Je crois que je ne sais pas répondre à cette question.

GV : Dans ce cas je reformule : tu écris quand tu ne voyages pas ? Ou plutôt : tu écris en dehors de ce mouvement qui circule le plus souvent dans ton travail ? J’ai la sensation pour ma part, pour te lire assez régulièrement depuis un petit moment maintenant, qu’on est toujours dans cette dynamique-là et que l’écriture y est rarement « fixe ».

 

Extrait Soleil gasoil

 

SM : Oui, tu me lis avec attention alors…( !) C’est vrai qu’il y a souvent ce truc du mouvement — de bouger — d’aller ailleurs — ou bien tout simplement un trajet vers un lieu où travailler. Mais pour répondre : oui, j’écris aussi quand je ne voyage pas. Cependant, ta remarque m’inquiète un peu, que peut-il se passer ensuite ? 😉

GV : J’essaye ! Ça me rappelle un truc assez marrant (deux en fait). On s’est croisé une seule fois tous les deux, c’était à l’occasion de la nuit remue 2014. Et ce soir-là, quelqu’un me confie avoir toujours cru que nous étions tous deux la même personne mais menant deux existences numériques séparées (j’ai moi-même parfois été amené à me construire ce genre de raisonnement sur certaines connaissances bien distinctes, en général c’est faux). Peu après, on est là, on discute, et tu me parles d’un bout du journal que j’ai mis en ligne quelques jours plus tôt, où j’écris avoir passé quelques jours en Hongrie. Le truc, c’est que cette information dans le journal est fictive, comme tant d’autres, et que je n’ai jamais mis les pieds en Hongrie. Et ça a eu l’air de t’étonner, ce qui m’a étonné à mon tour. Là où je veux en venir, c’est que relisant Soleil gasoil, le long des corrections, j’ai remarqué qu’il y avait une grande exigence pour ce qu’on pourrait appeler la justesse. Par exemple : « c’est faux, c’est un souvenir ». Ou alors « c’est pas vraiment vrai si on regarde les photos ». Il n’y a pas de place pour la fiction dans ton écriture ?

SM (Bucarest, Roumanie) : Oui. C’est une vraie question pour moi-même. La question de la fiction. Dans la série « la route » qui réunit images et listes, il y a, par petites touches, des morceaux de fiction, mais pour Soleil gasoil, c’est tout je pense. D’une certaine manière, disons que je ne triche pas beaucoup : je ne prends pas beaucoup de liberté avec le réel, j’ai longtemps essayé de dire « très exactement » ce qui « est/était », c’était ça mon truc, ou plutôt, c’est ça, ce qui s’écrivait. J’ai été très marqué par certains poètes contemporains, Daniel Biga, Antoine Emaz et Jean-Pascal Dubost en tête. Ce que je fais n’a rien à voir, mais vient de là, d’une certaine manière. Et dans ma propre lecture, ce qu’ils font est très proche du réel. Actuellement, il y a un texte qui s’écrit sur Diafragm, ça s’appelle « alors on avait voulu rouler vers l’est  », et j’ai cru qu’un peu de fiction apparaîtrait là. Je crois que ça ne s’écrit pas comme ça pour moi, je veux dire : j’ai toujours l’impression que ça ne « tient » pas. Du coup, j’ai aussi beaucoup d’admiration pour ceux qui savent faire ça.

 

GV : « Tricher » ?
SM (Train de 10h Bucarest-Timisoara) : Je dis « tricher », c’est par rapport à ce truc de vouloir dire exactement ce qui a lieu, de chercher les mots pour dire ce que j’ai vu, vraiment. De cette manière, je n’arrange pas le réel. C’est dit comme c’est/était, même si je sais la limite : les mots ne diront sans doute pas exactement à celui qui lit/écoute, ce qu’ils disent pour moi. Ça, je m’en accommode. Et du coup, j’ai laissé la fiction de côté, mais j’y pense parfois aussi oui. M’intéresse beaucoup de savoir comment ça fonctionne dans ton journal par exemple. Comment les éléments fictionnels entrent, ce qui les déclenche, et ce qui justifie que tu en conserves, car je suppose que tu ne laisses pas tout entrer là.

GV : Il y a deux courants de fiction différents quand je décide d’en incorporer au journal. Le premier truc, c’est d’accorder autant d’importance à ce qui aurait pu se produire (ou à ce qu’on a pu croire qu’il s’est produit) qu’aux faits réels. Le deuxième, c’est d’injecter quelques indications fictives sciemment afin de mettre le doute. En proportion, il y a relativement peu de fiction dans le journal mais la présence de certains éléments suffit à jeter sur l’ensemble une espèce de soupçon permanent. Et j’aime assez qu’on me lise de cette façon, que tout soit mis en cause, ça implique une sorte de tension, du scepticisme. Le fait de donner à voir en permanence les corrections, également, les retours sur le texte et les modifications apportées au fil de l’écriture via l’onglet révisions, cela permet aussi de partir dans plusieurs directions à la fois. Plusieurs versions du même texte peuvent se contredire plusieurs fois dans les révisions, et ça ne veut pas dire que ce sera faux pour autant, au contraire : ce sera peut-être plus juste de cette façon puisque ces fluctuations dans la langue et dans le sens viennent de mes propres perceptions (et elles ne sont pas fixes). Il n’y a pas une version des faits, même dans ce qui s’appelle journal, il y a une sorte d’éclatement, et je l’espère constant.

Tu tiens également un journal, il émet depuis 2012 sur ton site diafragm.net sous l’appellation « journal permanent » : comment est-elle venue cette écriture permanente ? Quel rôle elle joue dans ton travail au quotidien ?

 

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SM (Cobor, Brasov, Roumanie) : La meilleure explication, c’est toi qui l’avais donnée, elle est  : c’est le « jogging de la langue ». C’est tout à fait ça. J’ai eu envie à un moment de noter plus de mots, parce que justement ils étaient cette sorte de machine qui se met en branle et on ne sait jamais ce qui arrive : certaines notes sont des pistes d’écriture, certaines notes finissent presque directement dans un texte plus abouti, parfois c’est un lien, un son, une image dont je veux me souvenir… Parfois c’est une colère, ou encore un compte-rendu du jour simplement parce que justement, je ne voudrais pas l’oublier et parce que l’écrire commence peut-être autre chose. Il arrive que le journal d’un jour contienne plus de mots copiés chez quelqu’un d’autre : idem, pour les garder, pour ne pas les oublier. Je retourne ensuite chercher dedans. Je cherche directement sur le site ou bien sur l’ordinateur, je tape un mot, une expression, et je peux replonger dans un moment, une archive, une idée… Avec AnCé t., nous avions commencé un photo-journal en commun. Puis je me suis mis à ajouter systématiquement une image au journal permanent — AnCé t. continue l’expérience du photo-journal, et ça prend plus d’ampleur ainsi. Pour ma part, l’image dans le journal relève du même principe : je teste des trucs, j’essaie, je me plante, je mets une image pour m’en souvenir, ou bien pour accumuler (l’année dernière de nombreuses fois la même image, vue d’une fenêtre, par exemple).

 

 

Pour revenir à cette idée de fiction, finalement, il n’y a dans le journal quasiment aucun élément de fiction… Mais ça arrive. Je ne sais pas pourquoi : ça s’écrit comme ça. Comment penses-tu ton journal ? Est-ce que pour toi il forme une(des) série(s), quelque chose qu’on pourrait réunir, sous forme carnet(s), de livre(s) ? Te le demande car l’écart de ton journal, peut-être grâce à l’hypothétique fiction, ou à d’autres éléments, cet écart le permettrait sans doute, à mon sens.

GV : Le journal est un prétexte à l’écriture quotidienne. Pas le seul, mais un qui peut devenir permanent justement. Je ne sais pas si on aurait intérêt à en faire quelque chose d’autre que ce qu’il est (le transformer en un objet fermé). On a essayé à un moment, ça n’a pas donné grand chose. Et puis, avec ce phénomène de révisions visibles, les corrections et les réécritures se sont au fur et à mesure intégrées à la matière. Ça n’aurait plus de sens maintenant qu’on ne puisse plus y accéder car l’écriture a été conçue de cette façon, dans cette transparence. Je ne sais pas s’il y a un écart. S’il y en a un, il est minime. Ou alors il est dans le non-dit ou dans le dit ailleurs. Il y a un espace parallèle hors ligne pour ce que j’écarte justement. De ton côté, tu retiens des choses hors du journal ?
Ce qui est propre à Diafragm, c’est aussi que vous êtes deux à y écrire. Et vous avez donc chacun un journal sur le site : ton journal permanent et le photo-journal d’AnCé t. Intéressant d’ailleurs de prendre des jours en commun et de voir deux versants dans chacun des journaux. C’est un site que vous avez toujours pensé à quatre mains ?

SM (Bus Brasov - Fagaras, Roumanie) : Par période, il y a des notes hors du journal, parfois aucune, parfois quelques unes, parfois je les supprime. Il n’y a pas vraiment de règle. Même si parfois on s’en donne pour d’autres séries, à deux donc : le photo-journal par exemple. Diafragm, c’est un site que nous avons ouvert à deux oui. Je prends peut-être plus de place, et AnCé se donne du temps pour d’autres projets à côté par période aussi. Mais oui, c’est notre lieu de création quand même. Dans l’espace « obturateur », il y a des séries d’images, et là parfois des travaux que nous mélangeons, sans nommer qui fait quoi. C’est aussi cette possibilité là que nous aimons, je crois. Faire ensemble questionne beaucoup (nous, ce qu’on fait, pourquoi, comment…), et ça, c’est très riche.

 

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GV : Dans ton écriture il y a un truc qui rythme la parole, c’est dans la ponctuation, c’est l’usage du tiret cadratin. Il vient d’où ? Par exemple je vois que dans une revue où tu as publié en 2008 et que Roger Lahu m’a envoyée, il y a déjà des thématiques fortes qui apparaissent, mais la première chose que je me suis dit c’est : on est avant l’usage du tiret cadratin. D’ailleurs je me rends compte qu’il y a, dans diafragm, un tag ponctuation. C’est important ?
SM (Cobor, Brasov, Roumanie) : Oui, c’est important, mais je ne suis sûr de rien… Effectivement, 2008,  je ne crois pas que j’utilisais le tiret cadratin. Ou bien si, il y a quelques « fantômes » dans Soleil gasoil qui datent de cette époque, donc ça devait commencer. Je crois que c’est vers 2010 que j’ai fini par me dire que c’était comme ça, que ce n’était pas la peine de chercher autre chose, la voix intérieure parlait de ce souffle là. Kerouac en parle quelque part, « vifs tirets » ou quelque chose comme ça, je n’ai pas le bouquin avec moi. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi le tiret cadratin : sans doute qu’une barre de type « slash » aurait suffit (voir Jean-Louis Kuffer, un exemple à publie.net). Le tiret cadratin a simplement le mérite d’aérer le texte, et la combinaison de touches nécessaire pour le faire me tombe sous les doigts sans y penser. Mais je suis très limité de ce point de vue : l’alternance et la richesse qu’on peut trouver dans ton Coup de tête par exemple, je ne l’utilise pas (ce qui ne veut pas dire que je sais pourquoi). En fait, c’est comme si j’imaginais que la phrase, les mots, contiennent en eux-mêmes, la ponctuation. D’où la quasi absence des points d’interrogation et d’exclamation par exemple. Mais tout ça n’est peut-être pas très lisible, et des amis très proches pour souligner que c’est beaucoup plus clair de m’écouter que de me lire…

 

 

Et donc parfois, dans le journal, je note des trucs à ce propos, des idées des pistes, des choses lues. D’où le tag ponctuation, et retour à ce qu’on disait du rôle du journal. De là à dire que ce truc de la ponctuation restera toujours comme ça, surtout pas, on garde tous les possibles…

GV : Je me souviens d’un article de Joachim Séné  (deux en réalité) qui s’intéressait justement à ces questions de ponctuation, c’était il y a quelques temps maintenant mais ça reste d’actualité, notamment pour les textes auxquels tu fais référence. Sur la question des possibles, tu travailles actuellement à des séries en cours sur diafragm (Alors on avait voulu rouler vers l’est, Je suis un monstre des chemins…) D’autres choses ? Des écritures qui ne seraient pas forcément présentes sur le site ?

SM (Brasov, Roumanie) : Oui, je me souviens aussi de ces articles de Joachim, et c’est une question vraiment intéressante, j’aimerais lire plus à ce sujet : beaucoup de choses « à lire », de pistes… Toujours… Des possibles, oui, donc des séries sur Diafragm :  « Alors on avait voulu rouler vers l’Est » et « Je suis un monstre des chemins » sont les deux trucs qui m’occupent le plus, ce qui capte l’énergie. D’autres choses hors ligne, des trucs commencés, et s’ils tiennent ou si ça me prend, ils arriveront aussi en ligne, je ne résiste jamais longtemps, mais c’est un problème aussi : les chantiers ouverts et comme savoir où continuer nos chemins. Et puis des images, on bosse des séries avec AnCé t., on va voir, mettre en ligne c’est sûr, les proposer à d’autres regards aussi : sans doute besoin de ce passage là pour les images, comme pour les mots.

 

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Soleil gasoil, désormais disponible en numérique (6.99€) et en papier (392 pages, 26€), fera l’objet l’objet d’une présentation lors d’une soirée Publie.net le 26 novembre prochain au Cent, rue de Charenton à Paris, à partir de 18h30. Sébastien Ménard, en live depuis la Roumanie, en proposera une lecture, accompagné par Joachim Séné et moi-même. Nous vous souhaitons nombreux à cette belle rencontre !  Pour plus d’informations sur le livre, n’hésitez pas à consulter notre communiqué de presse. Nous mettons à la disposition des libraires et des journalistes des SP numériques du livre, me contacter (guillaume@publie.net) pour toute demande.