[REVUE DE PRESSE] Cabane d’hiver, un journal « existessentiel », sur Libr’Critique 06/10/2017 – Publié dans : La revue de presse – Mots-clé : , , , , , , , ,

Merci à Fabrice Thumerel pour cette chronique à retrouver sur Libr’Critique.

Avant de retrouver Fred Griot jeudi 26 octobre à 19H, Espace L’Autre Livre (13, rue de l’École Polytechnique 75005 Paris) pour une soirée spéciale consacrée aux voyages, on pourra découvrir la réédition d’un livre paru en 2013 aux éditions de la Revue des Ressources : saluons cette initiative de Publie.net, qui permet de disposer de ce journal existessentiel en format numérique ou papier (avec une superbe couverture de Roxane Lecomte).

Fred Griot, Cabane d’hiver (2013), rééd. Publie.net, coll. « La Machine ronde », septembre 2017, 176 pages, ISBN : 978-2-37177-520-6 ; 15 € pour l’édition papier et 4,99 € pour l’édition numérique.

Écrire nécessite parfois, non pas de se vider (conception tripale/triviale), mais de s’évider : se terrer pour que « ça cause » en soi, pour se recentrer – et par là même mieux se concentrer, se renouveler. (Que l’on songe à Valère Novarina, en sabots dans sa Savoie originelle, terrassant et méditant ; ou encore à Bernard Desportes, déambulant et rêvécrivant dans ses Cévennes, au vent comme au soleil).

Écrire, écouter, méditer, marcher : tel est le programme de Fred Griot dans sa yourte hivernale des Causses. Démarche naturelle, évidente… Et pourtant : « quelque chose me dépasse. tout n’est pas complètement compréhensible dans le fait d’être face à soi »…

Ne rien faire, être simplement, retrouver « le passif des gestes des générations qui ont vécu dehors »… Lire : Antoine Emaz, Jan Fabre, Jack Kerouac, Marcel Proust, Pierre Bergounioux… Écrire le paysage : « tout le paysage joue à l’estampe japonaise, chinoise. je mitraille, tout est d’un photogénisme outrancier, pour parler classique »… Écrire « en parole claire » – d’une écriture effilée et fluide, sans point qui en contrarie le flux. Une « écriture du décanté ».