[AUDIO] Laques à voix haute 25/03/2017 – Publié dans : Notre actualité – Mots-clé : , , ,

Paru tout d’abord en numérique à l’automne 2015, Laques, roman aléatoire et parcellaire de Gabriel Franck, a fait l’objet d’une parution papier en janvier dernier. Parce que ce texte se prête tout particulièrement à l’écoute à voix haute, nous avons rassemblé sur cette page différentes interprétations, enregistrements et lectures de Laques, par différentes voix. Et si c’était un point de départ vers une sélection plus large de lectures enregistrées du livre ? Seul-e ou à plusieurs, dedans, dehors, longue ou brève, envoyez-nous (ou signalez-nous) vos lectures de Laques pour enrichir la page et permettre ainsi au livre de se déployer (aussi) par la voix de celles et ceux qui le lisent.

Laques par l’auteur

Il me semble qu’un livre dessine à chaque fois une sorte d’espace avec ses phrases. Un sorte d’exploration tentaculaire. Ici, c’est aussi comme un système d’éclairage : des coups de phares, et des choses laissées dans l’ombre. Tout cela m’évoque aussi ces œuvres que j’aime bien, où il y a différents états du travail : un visage précisément sculpté qui émerge d’un bloc de marbre laissé complètement brut, ou encore dans un tableau, une partie très détaillée à côté d’une touche à peine esquissée sous laquelle on voit la toile. Il y a cette idée-là, mais exacerbée : une face très travaillée, une face absente, carrément non-écrite. C’est une idée d’arbitraire qui me plaît et m’intéresse beaucoup, sortir d’une logique ou d’une nécessité soi-disant établie, une place laissée aux mystères.

Extrait de l’entretien « Un roman fantôme »

 

 

Laques par Philippe Aigrain

Laques est l’histoire d’une rencontre, dit la première phrase de la quatrième de couverture. Il y a de l’avant, du début, du pendant, de la fin, de l’après même. Parfois c’est vu d’ailleurs sur eux deux, de lui sur eux deux, de lui sur elle, d’elle aussi, de lui sur la ville souvent. Mais tout ce qu’il y a dans ce livre existe avec une force qui provient de ce qui n’y est pas, tout comme la relation qu’il raconte se nourrit et souffre des non-dits et des manques. Laques est fait de pages entre lesquelles il en manque d’autres. Chacune des pages qui ne manquent pas tient par elle-même. Elle commence par un morceau de phrase dont nous manque le plus souvent le début et se finit sans la fin d’une autre phrase. Comme elles ne sont pas numérotées, il est nature de les désigner par leur incipit, leurs premiers mots. J’ai choisi deux de ces pages pour les enregistrer. La première — « focal de leur histoire » — parce qu’elle raconte le début de leur parcours amoureux, qu’elle met en abîme en le décrivant comme aussi lacunaire que le roman qui nous le livre.

La seconde — elle avait ce geste — parce qu’elle est un des exemples de la sensualité extrême induite par tout ce qui échappe de l’une pour l’autre et peut-on penser aussi de lui pour elle.

 

Laques par Nikola Delescluse

Extrait lu en ouverture d’une chronique radio réalisée le 24 février 2017 pour l’émission Paludes sur Radio Campus Lille.

 

Laques par Guillaume Vissac

Lecture sauvage réalisée en août 2015 au jardin des Tuileries.

 

Laques par ailleurs

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