Lettre aux auteurs : point d'info *manuscrits* 26/06/2013 – Publié dans : Notre actualité – Mots-clé : , , , , ,

Chers auteurs,

Puisque nous sommes en pleine réorganisation et que nous ne pouvons plus répondre à vos nombreux envois de manuscrits — nous en sommes désolés mais sommes submergés de demandes — nous décidons de stopper la réception et la lecture de manuscrits, et donc la publication de nouveaux textes, et ce jusqu’à l’automne. Tous les projets entrepris avant cette décision, seront bien évidemment terminés, n’ayez pas d’inquiétude. Lecteurs, abonnés, vous ne vous apercevrez même pas de cette « trêve estivalautomnale » car de magnifiques livres sont prêts à être publiés (J’ai l’amour de Mathilde Roux ; En taxi dans Jérusalem de Sabine Huynh et Anne Collongues, Asile de Maryse Hache et Tina Kazakhishvili ; Retour Pôle Emploi d’Anne-Sophie Barreau, Une épidémie de Fabien Clouette, Le twitcionnaire des #edéesreçues, écrit par Mahigan Lepage et tout un collectif d’auteurs sur Twitter, qui sera distribué gratuitement, Paris Futurs de Joseph Méry, Le Dernier Codex de Patrick de Friberg, La véritable histoire de l’assassinat de Marilyn Monroe de John Barnett… ainsi qu’un travail régulier de mises à jour du catalogue existant, notamment sur la collection Grèce/PublieMonde et les Classiques, mais ça, vous y êtes habitués désormais), comme vous le voyez, nous ne nous endormons pas non plus sur nos lauriers ! 

Mais plus important encore : il s’agit aussi d’adopter une nouvelle façon de faire. Nous avons été trop souvent pris pour un « juke-box à publier », et même si les éditeurs ne sont pas parfaits, l’équipe de publie.net fait ce qu’elle peut, et surtout veut le faire bien. Les délais sont ce qu’ils sont : les auteurs ne sont pas seuls, nous devons nous occuper de chacun d’eux, de chacun de vous, avec la même exigence et la même rigueur. Voilà pourquoi l’impatience amène l’incompréhension : nous ne sommes pas une plateforme d’auto-édition, nous sommes un éditeur et nous voulons prendre le temps de fabriquer vos livres, de les corriger, de les faire exister. C’est pourquoi nous allons désormais procéder par appels à textes sur des périodes bien définies, en expliquant clairement à chaque fois que nous ne publions pas de chick-lit ou de livres de cuisine (eh oui… cela nous épargnera de nombreux mails d’explications), et que le minimum pour un auteur souhaitant être publié en numérique est… qu’il sache ce qu’est la lecture numérique. Nous sommes avant tout un éditeur numérique : nous contacter pour voir votre livre publié en papier c’est n’avoir pas pris le temps de découvrir publie.net et de comprendre que le papier est un choix qui se fait en fonction du catalogue numérique. Merci donc d’en tenir compte lorsque vous nous enverrez vos manuscrits, nous gagnerons tous du temps. Merci de tenir compte également que nous sommes des êtres humains et non des robots et que par conséquent, si nous ne vous répondons pas dans la minute qui suit, c’est simplement parce que vous n’êtes pas tout seuls…

Par ailleurs, hors publie.net, existe un magazine de fictions en ligne, nerval.fr, qui lui recherche activement des textes courts. C’est donc de ce côté, chers auteurs, que vous pouvez vous pencher, si vous souhaitez participer à ce projet. Toutes les informations relatives à nerval.fr se trouvent directement sur le site du magazine. À ce jour, nous entrons dans la dixième semaine du projet nerval.fr, et nous en sommes à 13 334 lectures pour 51 textes. Ce qui implique que ce nouveau format, directement inspiré de ce qui se fait dans le monde anglo-saxon avec les magazines littéraires online, a de beaux jours devant lui.

Je vous dis donc à bientôt, pour un premier appel à textes dans les jours d’automne. Bonnes vacances pour ceux qui auront la chance d’en avoir, et bon courage aux autres ! Bien sûr, en ce qui concerne l’avenir de publie.net, chaque chose en son temps, nous informerons petit à petit des évolutions de la maison d’édition, mais pas d’annonces en grande pompe : seuls comptent la lecture, les auteurs et les lecteurs, le reste n’est finalement que bien peu de chose.

 Photo par Kennymatic

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