pour inaugurer la collection poésie de publie.net
L’Inadvertance, , création graphique et mise en page , avec des peintures de Hung Rannou.
PDF écran, 103 pages.
ISBN 2008-03-03.
Les premières pages à feuilleter librement ci-dessus.
Téléchargement texte intégral 5,50 euros.
François Rannou propose et coordonne la collection poésie de publie.net : L’Inadvertance. A raison d’un livre numérique par mois (programme en cliquant sur le titre de la rubrique ci-contre en haut à droite), mais aussi en participant dans l’équipe publie.net à la réflexion et aux choix concernant le domaine poétique.
Pour ouvrir cette collection, il est normal de jouer cartes sur table : sur un travail graphique de Hung Rannou, une suite de travaux en poésie, mais dont la poésie elle-même, son fonctionnement, ses enjeux, est la matière, le lieu du dire. On y croisera des noms (Mandelstam, Celan...), des phrases arrachées ou décollées, et qui ici deviennent les points de rebond, les lieux de glissement ou d’interrogation.
Mais aussi une interrogation directe des auteurs et de leur dire : Max Jacob, André du Bouchet, Jean-Luc Steinmetz, Dominique Grandmont, Esther Tellerman...
Et si le dernier mouvement du texte s’intitule Tenir là contre, peut-être le point de jonction, et l’amitié, par quoi ici on noue ensemble le chemin...
FB
La parole à Dominique Quélen :
Dense et ne déviant jamais de son propos. Creusant jusqu’à l’amande et au noyau l’altérité de la langue. Inscrivant dans l’envers des mots qui la font la nature même des choses. Interrogeant une vérité qui toujours se dérobe et n’apparaît, double et miroitante, que dans l’élan qui la cherchant nous révèle. Poésie-critique, fouillant son propre corps, à soi son propre sujet d’expérience.
Et dans le même temps ouverte. Et – oui – chaleureuse. Hospitalière. Non pas lisant ou commentant, mais faisant siens (et se faisant leur) les autres que sans ligne de partage elle accueille. Pour ainsi dire déménageant de soi en d’amples exercices d’admiration qui écoutent et font entendre. Poésie dans son allure même : en marche, se déplaçant, déjà déplacée. Sans perdre l’équilibre mais sans pose non plus, coupant à travers la page en lacets qui tantôt endiguent et tantôt dévalent.
Dominique Quélen







