On n’est pas loin de la langue ; celle des autres. On cherche des mots.
Précipités, .
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Claude Favre | Précipités
c’est aussi ici tout le sens d’éditer Claude Favre : de faire faire corpus à cette écriture de poids
à cette langue que j’allais dire bousculée, quoique ce n’est peut-être que le fait qu’elle soit inentendue et nouvelle
et pourtant… si elle est là, ici, dite ou sur la page — toujours extrêmement posée sur la page, placement de haute précision même, dans cet espace, dont on ne peut que faiblement rendre compte ici — c’est bien qu’elle a été entendue criée, quelque part, en amont
si elle est là, si tenace dans la bouche de Claude, si prégnante dans l’oreille, c’est aussi qu’elle doit bien être très ancienne lang de fond. comme une ancestrale parole, nourrie d’ailleurs d’une peuplade de langues lointaines...
on écoute alors, d’où ça part, et cela va nous emmener bien plus loin :
je me mêle des langues plein la bouche & butoir le corps & pendu si souvent perdu rien à dire
Il existe aussi ce que certains appellent l’oubli, on dépose les cordes, on ne prend pas ombrage pour un oui non, on n’est pas loin de la langue ; celle des autres.
On cherche des mots.
de Claude Favre voir aussi Des os et de l’oubli sur publie.net, avec recension de quelques uns de ses travaux
ainsi que L’atelier du pneu paru dans les hors-séries de la revue 22 Montée des Poètes
et un travail en duo avec Raphaël Sarfati aux éditions Suc et Absynthe
on peut également retrouver ces écrits sur le site du CIPM et de nombreux autres textes sur plexus.







