François Bon | Au buffet de la gare d’Angoulême

interruption de train pour suicide, et de ce qui s’ensuit

Au buffet de la gare d’Angoulême, théâtre, PDF écran 128 pages, PDF eBook. Le premier des 3 actes à feuilleter librement ci-dessus. Téléchargement intégral 5,50 euros.

Au buffet de la gare d’Angoulême, François Bon.
PDF écran et eBook 128 pages.
978-2-8145-0017-4.
Le premier des trois actes à feuilleter librement ci-dessus.
Téléchargement texte intégral 5,50 euros.

François Bon | Au buffet de la gare d’Angoulême

Au buffet de la gare d’Angoulême est un texte en temps réel, créé au Centre dramatique de Tours en 1998 par Gilles Bouillon, 1h20 dans une gare de province, pour cause de suicide sur la voie.

Le problème évoqué, suicides sur les lignes de TGV, est récurrent et grandissant. Mais pas question de prendre distance par la fiction : le mode d’écriture théâtral troue les personnages convoqués, et les renvoie heurter au décor réel.

Plusieurs fois, ces 10 ans, je suis revenu à ce texte, souhaitant vaguement une forme prose, et non. C’est dans sa forme dialogique, dans ces jeux de langue en miroir (les deux actrices n’ont pas d’autre fonction ici que miroir de langue), que ce Buffet de la gare d’Angoulême est bien plus pour moi que du théâtre, mais l’appréhension littéraire formelle d’un temps référentiel (ce qui se passe en temps réel) strictement synchrone du temps récit (le temps qu’on met à lire ou prononcer).

Et puis une autre révélation récente : à embarquer ce texte sur mon Sony Reader, le lire non pas sur table, mais dans le train. Trouver d’autres ergonomies pour les voix, pouvoir les embarquer en se dotant du support numérique...

Pour moi, aucune différence, à 10 ans d’écart, et malgré la joie évidente que j’avais alors à découvrir les techniques de l’écriture théâtre, son économie, sa rapidité, l’appui sur les entrées-sorties ou la façon dont la langue change en sautant d’un locuteur à l’autre, même si on reprend les mêmes mots, entre fiction et théâtre : il s’agit ici de mon roman de gare avec mort tout auprès. Et, chaque fois que je vais vers Bordeaux ou Toulouse, avec bref arrêt du TGV devant les vitres de l’intérieur jaune du réel buffet de la gare d’Angoulême, un petit pincement...

FB

On trouvera sur tiers livre un ensemble de notes concernant la genèse du texte : souvenirs réels concernant le buffet de la gare d’Angoulême, ainsi que le dossier d’accompagnement à la pièce de théâtre, avec d’autres extraits du texte.


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