Arnaud Maisetti | Anticipations

vingt-cinq récits brefs, ou la question du fantastique

Anticipations, Arnaud Maïsetti, 2ème édition augmentée. PDF écran, 97 pages. PDF eBook.
ISBN 978-2-8145-0123-2.
A feuilleter librement ci-dessus : les 14 premières pages.
Téléchargement zone risque 5,50 euros.

 

Arnaud Maisetti | 25 Anticipations

Avec le numérique, la possibilité que l’oeuvre se déploie, qu’on assiste en direct au chantier de l’auteur. Arnaud Maisetti continue son travail de fictions fantastiques brèves : voilà la mise en place de 25 d’entre elles. Et, ci-dessous, la présentation du premier volet, dans les formes brèves de publie.net l’ensemble des 7 premières :

Arnaud Maisetti est déjà présent sur publie.net via son étude sur La nuit juste avant les forêts de Koltès : Seul, comme on ne peut pas le dire. Interrogation sur la ville, sur la cinétique (parcours, surgissements), mise à nu du tragique et de ses ressorts, dans la logique propre à l’immense fragilité dite de Koltès.

Il a aussi publié « Où que je sois encore... au Seuil, collection Déplacements : interrogation cette fois sur le lyrique même, sur le continu, la voix. Sur ce qui advient du chant confronté à la nuit dans la ville, point de passage secret avec le travail sur Koltès.

Comme la plupart des jeunes auteurs se confrontant à l’apprentissage de notre discipline, et contrairement – on le déplore – à tant de ceux, d’entre ma génération et la sienne, qui n’en concèdent pas l’effort et s’éloignent, il s’astreint à l’exercice du blog : Contretemps / Journal, inscription donc au quotidien des recherches, des phrases qui surgissent, avec travail d’images, photographie associée.

Ces trois jardins ou domaines d’écriture en encerclent un autre, peut-être le principal. Là où le narratif touche au mystère, au rêve : l’anticipation fantastique. On a trop, chacun, de ces récits au plus près de notre expérience de lecteur : L’autel des morts ou L’image dans le tapis de Henry James, Première souffrance de Kafka, L’immortel de Borges, La cathédrale de Carver, ce sont les miens, mais je pourrais en donner d’autres. On sait que c’est un terrain bien plus escarpé, dangereux ou rétif. L’invention, en littérature, n’est que parcimonieusement accordée. On se doit d’aller au contact, la chercher, c’est un chemin armé.

Pour ma part, dans Tumulte, c’était prendre le risque d’une exposition par la fiction, avec effet de réel et illusion autobiographique, pour se porter à ces frontières où, dans la masse accumulée, on glissait dans l’obéissance à cette invention, et j’avais choisi de publie le chantier dans son ensemble : les faux échafaudages avec les zones de glissement atteintes.

Quand j’ai reçu ces sept brefs d’Arnaud Maïsetti, j’ai immédiatement fait le lien, tout en reconnaissant cette prose poétique, ce sens du narratif où il avance, avec les trois chantiers d’écriture que je connaissais de lui.

Ainsi (j’avais pris ce même chemin, écrivant depuis les axolotls de Julio Cortazar, lançant ce même texte en atelier d’écriture), des textes naissent qui sont venir soi-même sur le territoire exploré par l’autre, mais où soi-même (l’obsession à lire Michaux de Corzar à cette époque) où reconnaît comment l’autre s’est saisi lui aussi d’intercesseurs...

FB


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Arnaud Maïsetti | Seul, comme on ne peut pas le dire
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