Récit de Samuel avant la séparation
J’ai parlé avec Chris et on s’est compris. On s’était aussi mis d’accord que le lendemain il faudrait être en forme, et donc, cette nuit, dormir comme il faut. « Et que j’aurai pas besoin de compter les moutons, a-t-il précisé.
— Ni les locomotives », j’ai répondu, c’était nos vannes habituelles.
Et donc, une fois les 11 heures passées, je suis entré dans la chambre pour voir. Effectivement il dormait. La place de ma mère était vide à côté, et les vitres sans volets, avec juste le rideau tiré, éclairaient ce berceau qui servirait demain.
J’ai mis mes chaussures, pris ma clé autour de mon cou et je suis sorti. En bas sur la dalle j’ai contourné par la droite et j’ai sifflé : la chambre de Michaël s’est allumée et il a paru à sa fenêtre : « Tu rappliques ?
— Je dormais. »
Je ...