Mon activité de critique professionnel a duré douze années. J’y ai mis fin en 2007. Il m’a semblé, en effet, que mon désir de témoigner de la vitalité de la littérature contemporaine dans un espace médiatique de plus en plus sclérosé s’essoufflait, quand ma conception de la critique implique d’abord et avant tout du désir. Je n’ai pas l’intention de reprendre cette activité – quand bien même il ne faut préjuger de rien en ces matières : phénix sans foi ni loi, le désir peut resurgir du fond des bois, lui aussi vient quand il veut. Ce qui est sûr, ...