Une imposante biographie que l’on peut dire « autorisée » mais qui n’en est pas moins rigoureuse, la réédition de ses deux premiers textes et, surtout, la publication d’un premier volume de ses
Carnets de bord (1962-1969)
, volume qui couvre les années d’écriture de
Tombeau pour cinq cent mille soldats
et de
Éden, Éden, Éden
: c’est une actualité massive qui tout à la fois entoure et dévoile Pierre Guyotat, l’homme et l’œuvre, offrant à la seconde une perspective paradoxale mais ouverte sur l’universel, à rebours du cliché récurrent qui fait de Guyotat une « singularité », que ce soit pour le dénoncer ou l’encenser.
C’est uniquement faute de place qu’on évoquera brièvement les deux premiers textes de Pierre Guyotat que réédite Le Seuil ; publié en 1961 ( Sur un cheval ) et en 1964 ( Ashby ), tous deux par Jean Cayrol, ...