Bo Carpelan | Une mystique quotidienne



On doit la découverte de la poésie de Bo Carpelan, en France, à ses deux premiers traducteurs, Lucie Albertini et Carl Gustaf Bjuström et aux éditions Maspéro, d’abord, puis aux éditions Arfuyen qui, après de minces plaquettes, ont récemment publié, dans une traduction sensible et juste de Pierre Grouix, Dehors, le dernier livre de poèmes — le dix-neuvième — de ce grand poète et romancier finlandais d’expression suédoise.

À l’époque, quelques vers avaient suffi pour qu’un monde s’ouvre dont, malgré une douceur feutrée, un ton méditatif et un art de la demie teinte, ...

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