Juste au bord de la route qui longe la grève, il y a le dos de la maison. La vieille maison en pierres de granit, massive, calée contre une cheminée qui finit très haut avec un grand L en fer forgé écrit en majuscule de maternelle, visible de loin. Il est accroché à la façade par des gros clous rouillés par le sel. Un chemin en terre court sur la droite pour pénétrer dans la cour. Tout droit, la grand-route va jusqu’à la chapelle Sainte-Anne en longeant la grève. Il est également possible d’y arriver en traversant les polders. Le puits qui fait la jonction entre ce lieu-dit et le précédent est recouvert d’un grillage noir en plastique, avec de bonnes pinces il est facile de faire un trou béant. Il a été recouvert en 1976. Dans la cour il y a un chêne planté en plein milieu, ses racines s’étendent jusque dans le potager. L’été, ses feuilles forment un parasol qui donne de l’ombre, le soleil n’entre alors pas dans la maison qui reste fraîche. Le sentier qui longe le potager (tomates, persil, salades, oignons, courgettes, pommes de terre, fraises) mène au champ d’asperges. Pour les fraises, il faut penser à mettre un grillage au-dessus des pieds dès le début de la saison pour repousser les oiseaux. Un épouvantail, dans ce petit potager, serait incongru. Il y a un carré de pelouse régulièrement tondu avec un cyprès d’un vert fort au fond. L'été, ...