morte

n’a pas été morte, elle, quand suicidée ce jour, mais moi avec elle oui, le lendemain à nouveau, pour la nuit, non, pour une heure, mais seulement avec elle, suicidée de la veille contre elle, moi sur le brancard de charpie, elle morte, les os défaits, les ongle noirs, le souffle qui s’effrite, quand elle inspire bras écartés, elle souffle pour suicider le jour et morte je la suis pour décider du jour, de l’heure, avec elle ce jour, cet air, que j’expire par sa bouche, dans le miroir, j’ai des souvenirs qui passent comme si elle qui les peuple était morte, yeux ouverts, suicidée du jour avec moi sur la corde, elle me donnant la mort, de nuit, faisant la morte mise au jour, toutes nues elle et moi, épousées, ajointées dans le mot, ni mort ni jour, ni morte, plutôt nuit, intérieure

sous la porte, elle morte est fermée, non pas morte vraiment, car l’horizon respire, se relève au bout du pont, elle dans la tour, à la fenêtre, vide elle s’ouvre, un peu, toute morte dedans, minuit par les yeux de l’âme, tombée de haut dans la cour, au fond du verre, plus vive qu’en vrai quand elle est morte, la veille, dissoute dans l’air, le sol a grimpé les étages, avec elle, de la nuit à la cour, à droite les cachets, les pieds dans la tête, trempée comme morte et partie en cognant, à gauche l’eau, elle qui boit, moi qui saute, elle n’a pas de vie que je n’entende crier, à travers le mur, quand elle ouvre son cœur, débranche le double, garrotte la veine, moi morte si elle penche elle meurt, suicidée sur l’épaule où repose ma tête, avec sa bouche qui boit l’eau, nuit close, contre la fenêtre vide, dernier étage au-dessous de l’eau, quand elle monte à son front le sol avec les étages, les fenêtres, n’est pas morte de moi, au-dehors, en bas, le grand trou noir dans la cour, mais suicidée de corps à l’intérieur de moi, et toujours avec elle, sauve, avec moi dans sa tête, se rêve morte endormie dans la cour, au fond du lit où elles parlent, elle et moi, l’une contre l’autre



matin sur les quatre heures, demi nue elle racle, demi-morte, ce qui coince sous la porte quand la ruelle du trottoir, grande ouverte, appelle en criant les étages, tout droit par la fenêtre, l’air qui fend dans les cages les têtes, bras repliés sur le pont, ce qui coince, dans la gorge au matin quand il rue, le mort en boule sous les plinthes, avec ses gardes, ...

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