et penser à certaines questions

Et penser à certaines questions dont les réponses m’ont conduit là où je suis aujourd’hui. Par exemple le bien et le mal. Parce que : ce n’est jamais qu’on sache qu’on va accomplir tel ou tel acte, c’est qu’on accomplit tel ou tel acte et qu’on découvre qu’on le savait. Parce que : le mal n’a pas à ne pas être accompli en tant que mal, il n’est pas dans sa nature de ne pas être accompli, et pourtant on n’a pas à faire le mal. Et il est dans la nature du bien d’être accompli en tant que bien. À moins que les choses se présentent ainsi : le bien est ce qui existe, le mal est ce qui n’existe pas. La non-existence est le seul mal. L’existence c’est le bien. Ce qui existe c’est le bien. Même si c’est un mal.

La chasse aux questions est gardée par ceux qui détiennent les réponses, on croit qu’on a à s’en contenter. Mais cinq mille ans de chasse gardée n’ont pas donné le début d’une réponse qui satisfait. Et ceux qui font le mal et ceux qui le subissent sont toujours là, à le faire et à le subir. C’est assez. C’est maintenant à ceux qui ne connaissent ni les questions ni les réponses de parler, pas d’autre urgence.

Le bien et le mal cherchent une issue en nous, je le vois. Certains ont décrété qu’on la découvrait en Dieu, dans la philosophie, dans la poésie, dans la métaphysique, dans la mécanique céleste ou industrielle, ont conçu autour des sociétés en tout genre : avec ou sans histoire, avec ou sans confort, avec ou sans liberté, avec ou sans tyrannie, athée ou religieuse, capitaliste ou communiste, moderne, post-moderne, patriarcale, ...

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