Le roman est-il concevable ?

Dans un texte datant des années 1920 intitulé La fin du roman1, Ossip Mandelstam écrit : « Il est clair que, du moment où nous étions entrés dans l’ère des puissants mouvements sociaux et des opérations de masse organisées, les actes d’individus isolés perdraient de leur importance ; du même fait, le roman perd de sa vigueur et de son influence, étant donné le rôle de manomètre, d’indicateur de la pression sociale que joue, dans son cas, la reconnaissance par l’opinion du rôle de l’individu dans l’histoire. »

C’est exact. Les individus isolés – leur existence, leurs actes, ...

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