Dessins (2007 - 2008), technique mixte, 21 × 29,7 cm.
Bruits cardiaques,
. « noirceur »
« efficace »
« malhabile »
« dentelez »
« songeur »

DESCRIPTION DU 09/10/07
Par endroit
Poils érectiles / doux sous la peau
Parfois
Le creux la fente / y mettre un doigt
Réseau complexe / dénivelé / saillies
Un certain poids / doux sur la langue
Masse noire / inerte / bouillante
Multiplication des cellules
Dans l’œuf
Appendice / écorchure
Excroissance vibratile / vibrante / vibrisses
Connexions / fil
Grosseur palpable / palpée
Extension / excroissance
La fente
Frais / sous le nez
Traces / cicatrice
Canaux longs / connexion
La caresse / enflée
Pédoncule / muscles tendus bandés / échevelé
Mou / dure
Masse noire / trou
Questionnements ridicules essentiels
Sous l’index qui s’enfonce
Soyeux / brillant
Touffus / en contact / en réseau
L’information ne parvient pas au centre de la question
Grouillement immense / étendu / biscornu
Exsangue
Bossu / creux / fendus
Ouvert / prêt à s’échapper
Excroissance palpitante
Dodue / s’enfonce dans la fente
Léger / chaque fibre
OBSERVATIONS DU 12/11/07
Il faut que cela palpite. Si cela palpite, c’est bien un cœur. Que ce soit en nuances de gris ou en couleur, les formes soulèvent le papier.
Tout en partie.
L’idée était d’apprendre à la main le dessin. Elle dessine seule, apprend à chaque trait. Sur la feuille blanche, j’y vois déjà le dessin. La main ne sait pas faire ce que l’œil voit ; la main sait faire, mais à sa manière.
Je veux un dessin pour le tatouer sur le corps. La main veut caresser la peau de l’intérieur, chatouiller les viscères.
Le cœur est un bon compromis : il amuse l’œil, satisfait la curiosité de la main.
Pas n’importe quel cœur.