Quand on entre, on s’habitue tout de suite — immédiatement, on sait que l’habitude sera plus atroce encore que la longueur des années ici, que le silence ou la solitude. Chaque chose est déjà à sa place : le lit, la table minuscule, la chaise droite, le lavabo au fond, les murs blancs, l’horloge fixée au-dessus de la porte, le plafond si haut, et la fenêtre étroite percée à trois mètres du sol — vue impossible sur le dehors. Le premier jour, ils nous auront amenés là en silence, on ne ratera rien des couloirs propres et silencieux, on montera les étages sans les compter — à chaque pas, ...