L’acte V eut beaucoup d’enfants : une multitude d’enfants de tous les âges comme autant d’imitations
vivantes et miniaturisées. Il importait en effet de reproduire à l’identique le nombre des protagonistes
de l’acte IV. Ces enfants, vêtus de costumes d’animaux blancs, envahirent soudainement la scène.
Ils jouaient dans les décombres, habillaient les figures en blanc et les imitaient. Les petits anges vêtus
d’une élégance inhumaine peuplaient la scène de figurines, jouets miniatures, poupées, trains
électriques. . . L’espace de jeu s’ouvrait à l’infiniment petit. Ils répétaient dans l’espace et dans le
temps, les corps et les parcours de l’acte IV comme une mémoire des mouvements, ...