En diversifiant le contrôle, en multipliant les programmes puis la nature même des écrans et en mettant au point des neurorégulateurs suffisamment sophistiqués, le bal des innocents aurait dû se poursuivre jusqu’au final : le départ de nos chars de fêtards invaincus à la conquête du globe, dans une version son et lumière de L’Iliade.
Pourtant, aujourd’hui, les danseurs sont fatigués. Les partenaires se raréfient ; l’accès au buffet est réservé. Pire, des rigolos se font exploser au moment du tango.
Le point d’achoppement paraît tenir à trois idées que nous pensions avoir emprisonnées dans des équations, elles-mêmes confinées à l’intérieur de caissons en plomb balancés dans l’Océan de notre modernité : l’éthique, la politique et la métaphysique.
Dans ces trois domaines en passe de retourner à l’état ...