projetant des diapositives sur un écran.
Vous voyez ici une tour qui a été détruite et reconstruite en six mois. C’est très intéressant de voir, enfin... de se rendre compte comme ça, qu’on peut faire des choses à ce point intéressantes. Puis, là c’est une vieille bicoque ; eh bien elle a été entièrement restaurée, et c’est beaucoup plus intéressant, bien sûr, de la voir sous cet angle… comme quoi… sans arrêt, il faut évoluer et puis se rendre compte que tout de même, bien sûr… certaines personnes vont dire que ça ne sert à rien… qu’il valait mieux, peut-être… s’arranger pour ne pas … enfin vous voyez ce que je veux dire… Bref, cet après-midi, nous nous promenions, Monsieur La Bielle était avec nous et on voyait les maisons romanes du treizième siècle qui sont là.
Vous savez, il y a des choses splendides dans cette ville. Nous sommes allés par exemple voir le Palais de Justice ; il suffit de soulever un caillou et l’on trouve des choses fabuleuses.
Je sais que l’on n’a pas beaucoup de temps, je ne vais pas m’étendre plus, on parlera à un autre moment de la Ville elle-même, mais ce que je voulais vous montrer c’est ce que, dans le cadre des secteurs sauvegardés, nous avons pu faire. Et puis alors ce matin je me suis réveillé avec une extinction de voix, alors ça tombe mal… Je ne veux pas m’étendre, mais enfin… parfois, il vaut mieux réfléchir avant d’essayer de commencer un travail… parce que là par exemple… vous voyez cette route… elle était à deux voies… bon… jusque là on a rien à dire… c’est normal qu’une route soit à deux voies… parce que sinon les gens vont dire, et à juste titre, mais pourquoi vous avez fait une route à deux voies… alors qu’il y en avait déjà une… Eh bien, on ne peut pas leur dire, c’était comme ça pour faire bien… non, non, il faut trouver des arguments… alors voilà… cette route menait à un petit hameau qui était en contrebas… je ne sais pas si sur la suivante on voit bien cela, mais oui, bon… enfin… je ne sais pas qui est-ce qui m’a arrangé ce carrousel, on dirait, la Joconde, c’est vrai, là non, mais c’est pas vrai… Bref je ne vais pas m’étendre mais enfin… on se rend compte, si vous voulez, que dans cet exemple précis, nous avons appliqué la méthode dite de la tache d’huile… C’est une image, certainement, mais elle veut bien dire ce qu’elle veut dire…
On ne peut pas aller, ainsi, dans la rénovation à l’aveuglette, décider : « Tiens ! Et si demain on rasait cette maison ? Et tenez, après-demain on va construire ici un immeuble…!» Non, non, ça ne va pas… Il faut un projet qui avance comme une tache d’huile, c’est-à-dire, à la fois, lentement et partout tout autour… Et il me semble que la tache d’huile, ma foi, comme image, c’est assez explicite, non ? Ah ! Voilà, je me disais aussi, c’est pas possible de travailler dans ces conditions… Il y a déjà trois personnes ce matin, qui m’ont dit mais pourquoi vous faites tout ça ?… Alors moi j’ai ma méthode pour arriver à ce que je veux et c’est pas les autres qui peuvent vous aider, bien sûr, quand on est tout seul on a pas à se dire qu’on n’est pas aidé, mais c’est comme ça…! Là vous voyez des travaux qui ont été fait il y a quatre ans… Et là c’est une fontaine qui a été inversée, parce que soi-disant l’eau n’était pas potable… Alors bon, moi, je veux bien, qu’on dise ça… mais il ne faut pas trouver des faux prétextes, car parfois il y a des gens qui trouvent des faux prétextes… Et bien sûr… il peut arriver que les prétextes soient faux, mais enfin c’est rare…
Il éteint son projecteur de diapositives.
Bon je vais m’arrêter là, parce que sinon on serait encore là demain.
Ce qu’il faut savoir c’est que ce n’est pas parce qu’on n’a encore rien fait qu’il ne faut pas prendre de décision… Et c’est votre rôle, bien sûr, d’en prendre, sinon tout va à vau-l’eau… Je tenais à le dire…
MONSIEUR LE MAIRE
Merci Monsieur Gélinasse pour votre exposé, il était à la fois clair et précis.
L’ARCHITECTE
Non, mais je tenais à le dire, tout de même, parce que des fois il y a des gens…
MONSIEUR LE MAIRE
Bien sûr… Est-ce que quelqu’un a une question à poser ? Monsieur Gélinasse pourra vous répondre…
ALBERT GENDRON
Moi je voulais savoir si compte tenu des prospectives qui ont été faites dans les années, disons pour être clair, dans la dernière décennie… Est-ce qu’il ne serait pas possible de clairement savoir pourquoi ? Voilà ma question…
L’ARCHITECTE
Je n’ai pas très bien saisi.
ALBERT GENDRON
Ah ! Oui mais alors… Vous voyez bien tout de même qu’il faut être clair…
L’ARCHITECTE
C’est ce que je disais…
MONSIEUR LE MAIRE
Ne vous perdez pas dans les détails, s’il vous plaît, sinon on n’y arrivera jamais…
L’ARCHITECTE
Bon, voilà, moi, ce que je peux ajouter, c’est que ce n’est pas parce qu’il y a des routes, parfois bon, elles sont de travers, alors quatre ou cinq personnes se sont réunies et puis on a fait un tracement géologique, et ça c’est normal… Et puis six mois après on change d’idée et puis on fait tout le contraire de ce qui a été décidé… Voilà quelque chose qui n’est pas normal…
ALBERT GENDRON
Bien sûr… Mais vous ne répondez pas à ma question…
L’ARCHITECTE
J’y viens, j’y viens… C’est à propos de ce qui a été déjà fait, n’est-ce pas ?
ALBERT GENDRON
Oui.
L’ARCHITECTE
Alors moi je dis : arrêtez le massacre, arrêtez le massacre ! On court à la désescalade… On y court, tout droit… Je tenais tout de même à le dire.
MONSIEUR LE MAIRE
Est-ce que vous avez d’autres questions ? Peut-être Marthe Anselme peut répondre puisqu’elle a aussi étudié ce dossier de très près je crois ?
MARTHE ANSELME
Oui Monsieur le Maire.
MONSIEUR LE MAIRE
Alors si vous avez des questions à poser à Marthe ?
TOUS
…
MONSIEUR LE MAIRE
Personne ? Vous ne pourrez pas dire après qu’on ne vous laisse pas la parole… Oui, Roger ?
ROGER SAMSONI
Moi je voudrais dire que je me demande un peu… et tout mon groupe pareil… on se demande parfois, à quoi ça va servir tout ça…?
MARTHE ANSELME
Tout ça quoi ?
ROGER SAMSONI
Eh bien là… Bon, les gens sont en droit tout de même de se poser des questions…
MONSIEUR LE MAIRE
Eh bien nous sommes là pour y répondre…
ROGER SAMSONI
C’est bien ce que je disais…
MONSIEUR LE MAIRE
Pas d’autres remarques ? On va pouvoir passer au vote sur ce rapport préliminaire… Quels sont ceux qui sont contre ?… Oui, Roger : Une voix… Abstentions… Quatorze… Adopté à la majorité… Avant de passer à l’ordre du jour proprement dit, j’aimerais faire une légère mise au point à propos des débats que j’ai l’honneur de diriger et à cet égard, sans animosité particulière à l’encontre de qui que ce soit, mais en tout état de cause et en préambule, dès lors, je tiens à dire qu’il ne se peut pas que les responsabilités soient partagées. En l’occurrence, et jusqu’à preuve du contraire, les éventuels intervenants doivent se comporter soit en opposants sincères à notre politique, soit en conciliateurs.
Au demeurant, et quelque soit la suite des événements, il faudra que l’ensemble des conseillers, et je dis bien, l’ensemble, au-delà de toute coloration politique, soit solidaire de l’action de notre Municipalité.
Nonobstant et à cet égard il ne sera pas impossible, de-ci de-là, de noter l’apport de touches personnelles à chaque dossier présenté par tel ou tel, mais d’une manière générale, nous devrons par notre attitude, non pas expédier les projets mais bien plutôt les mettre en valeur au-delà de nos différences et à cet effet, j’en appelle à tous, hommes et femmes de bonne volonté…
C’est ainsi que nous devons travailler la main dans la main… Sans cela, et je le dis gravement, et en ayant conscience de l’importance de mes propos, nous risquons de provoquer une crise grave qui nuirait à chacun d’entre nous.
Auquel cas, nul ne peut dire qu’il en sortirait grandi d’une manière ou d’une autre.
Par ailleurs je tiens à signaler que, loin de voir dans les propos de tel ou tel des critiques qui me seraient personnellement adressées, il faut au contraire que chacun se sente concerné, et en premier lieu, certains d’entre nous dont j’ai déjà déploré par le passé la scandaleuse, et je pèse mes mots, absence à certaines réunions. Bien sûr je ne fais allusion à rien de précis, chacun aura été libre de se sentir mis en cause, mais si l’attitude de quelques-uns devait être règle commune, alors, il ne faudrait pas, et là j’en appelle une fois de plus au sens civique de tous par-delà nos divers clivages légitimes, que l’on ne vienne pas prétendre après que je n’avais pas été parmi les premiers à tirer un réel et concret signal d’alarme…
Ceci étant, nous passons à l’ordre du jour proprement dit.
Nous allons donc aborder les dossiers des affaires économiques. Monsieur La Bielle, s’il vous plaît.
MONSIEUR LA BIELLE
Dossier numéro zéro un : Affaires économiques. Protocole d’accord entre le Ministère du Commerce et de l’Artisanat et la Ville. Rénovation des vitrines. Devantures et Enseignes. Rapporteur : Monsieur Audrey.
MONSIEUR LE MAIRE
Merci Claude pour ce rapport important. Y a-t-il des questions ? (Il n’y en a pas) Je le mets aux voix. Quels sont ceux qui sont contre ? (Personne) Abstentions ? (Aucune) Adopté à l’unanimi-té.
MONSIEUR LA BIELLE
Dossier numéro zéro deux : Affaires économiques. Plaquettes touristiques : Demandes de subventions au Conseil Général et au Conseil Régional. Rapporteur Monsieur Audrey.
MONSIEUR LE MAIRE
Oui, Estelle, tu souhaites donner une information ?
ESTELLE CLAIRAC
Non, ce n’est pas une information, c’est tout simplement une préoccupation. À savoir que je souhaite, puisque d’après ce que je comprends c’est nous qui aurons la responsabilité de cette plaquette, eh bien je souhaiterais que pour une fois l’on puisse à l’avance la connaître et la lire et, si besoin est, la rectifier. Parce que hier, par exemple, à l’assemblée générale du Comité Départemental du Tourisme où je me suis rendue, d’ailleurs en passant avec le plus grand mal puisque comme d’habitude la convocation avait été envoyée à mon ancienne adresse, ...