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Détails
| Contributeur : | François Bon (Auteur) |
| Publication : | 06/10/2012 |
| Langue : | Français |
| Pages : | 66 |
| Éditeur : | publie.net |
| Collection : | CRITIQUE&ESSAIS |
| ISBN : | 978-2-8145-0434-9 |
Description
Hopper est maintenant une icône de l'art contemporain.
Il est l'emblème de la peinture de la ville, et on ne compte plus les films ou pièces de théâtre qui reproduisent à l'envi son "Nighthawks" dans leurs décors.
Il suffit que vous soyez dans une cafétéria avec un petit air d'Amérique pour qu'on vous le dise : "Ah, vous aimez les décors à la Hopper..."
Pourtant, ce peintre immense, de son vivant, a surtout gagné sa vie comme graphiste, pour des publicités ou des affiches. Si le Whitney Museum, à New York, a 400 toiles de Hopper, c'est parce qu'il n'arrivait pas à les vendre.
Ah si, à Cape Cod, la presqu'île aux grandes plages, les familles fortunées lui commandent des peintures à l'huile de leur belle maison.
Hopper est un obstiné. Des pièces vides, il en peint toute sa vie. Avec personnage ou pas, la plupart du temps se servant de Jo, sa compagne, pour modèle.
La ville où elle se fait et se défait. Carrefours, station-service, tunnel de chemin de fer. Et c'est notre esthétique de la ville qui nous saute à la figure. Mais il a d'autres tours dans son sac : le cinéma fait partie de notre époque, il en constitue les mythes. Un peintre ne saurait pas représenter sur sa toile fixe ce qui s'anime sur l'écran ? Toute une série de toiles de Hopper concernent le cinéma.
Et l'art de la vision rapide. Quand il revient de son atelier, par le métro aérien, il remarque une fraction de seconde, mais tous les soirs, ce bureau où la secrétaire range les dossiers pendant que le patron continue un courrier. Quand il arrive chez lui, il en croque un dessin rapide. Puis simplifie, élague, et voici comment naît une de ses plus célèbres toiles : "Office at night".
Quand il revient d'un long séjour à Paris, en 1908, on lui demande ce qu'il pense de PIcasso et des cubistes : il n'en a pas entendu parler. Avec sa bourse, il a peint principalement le palier et l'escalier qui montaient à sa chambre.
Pour aimer Hopper, l'aimer complètement, laissons ceux qui en font une psychologie de la désolation. Il est un peintre de la géométrie, des cinétiques, des séries. Il a inventé notre vocabulaire.
Version numérique augmentée et révisée du livre Dehors est la ville paru dans la collection "Musée secret" des éditions Flohic.
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Autour du livre
15 août 2011 09:07:13
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27 août 2011 06:33:40
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