• le catalogue et les collections
• les articles
• l'espace pro (co-édition, web-édition, bibliothèques)
• service de presse
• l'équipe
• FAQ
• nous contacter
Télécharger
Incluant :Version liseuse / tablette - ePub
Version Amazon Kindle - Mobipocket
Version web
S'abonner
publie.net : l'abonnement complet, téléchargement tous formats95,00 €
publie.net : abonnement de soutien, téléchargement tous formats
135,00 €
Détails
| Contributeur : | Michèle Kahn (Auteur) |
| Publication : | 30/01/2011 |
| Langue : | Français |
| Pages : | 261 |
| Éditeur : | publie.net |
| Collection : | Temps Réel |
| ISBN : | 978-2-8145-0401-1 |
Description
Comment regarder devant soi sans assumer le passé ? Le travail de l'espoir inclut ce perpétuel retour de la mémoire, et ce qui nous en revient à charge.
Les grands récits de la déportation et des camps de la barbarie nazie portent à sa plus extrême radicalité ce qui nous est légué d'expérience humaine, d'une part irréductible de notre propre condition, dont nous sommes tous porteurs.
Ce que nous sommes, nous le devons aussi à ces récits où on regarde le bourreau en face, qu'il s'agisse de L'Espèce humaine de Robert Antelme, des Jours de notre mort de David Rousset, du Si c'est un homme de Primo Levi de tant d'autres.
Le Shnorrer de la rue des Rosiers est un livre humble. Par son personnage, puisque le Shnorrer, en yiddish, c'est le mendiant "professionnel" et le rôle qu'il joue dans la communauté. Mais c'est la posture de Michèle Kahn qui définit aussi cette humilité : on vous confie un récit, et votre tâche est de rendre collectif ce récit, collective la mémoire de ce récit.
Les ghettos juifs dans les capitales d'Europe avant la seconde guerre mondiale, l'irruption de la catastrophe, la façon dont on résiste et s'organise dans l'extrême devenu quotidien, et la mort une mécanique. Nous connaissons ces figures, parce que nous avons déjà lu des témoignages et des récits sur l'univers concentrationnaire. Mais chaque récit en rejoue en entier la condition, la question sans réponse.
Humble, enfin, par cette rue des Rosiers : on la connaît bien, à Paris. Les derniers survivants s'éteignent progressivement. C'est à nous désormais de tenir parole, leur tenir parole. Le génocide nazi pourrait sembler un événement loin de notre présent, loin de notre espace : le Shnorrer vient nous dire que c'est ici, maintenant, que c'est l'autre devant vous.
Alors oui, continuer d'accueillir, lire et faire lire.
• lire les précédentes lettres
• s'abonner : écrire à lettre-subscribe[@]publie[.]net
Autour du livre
16 mai 2012 09:58:57
Par rapport à il y a 6 mois ou bien 1 an, j'aime bien ce moment, plus long, plus complexe, où on voit progressivement naître les versions numériques de nos textes. On sait que c'est sur la durée, que c'est à plus grande échelle, ...




