Martine Sonnet | Montparnasse monde

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Détails

Auteur : Martine Sonnet
Publication :21/05/2009
Langue :Français
Pages :111
Collection :L'Atelier des écrivains
ISBN :978-2-81450-220-8

Description

Une version complétée de Montparnasse monde, parce qu’emblématique des nouveaux possibles de l’édition numérique : régulièrement, sur son blog [L’employée aux écritures–>http://www.martinesonnet.fr/blogwp/], Martine Sonnet continue ses chroniques de la gare Montparnasse, au fil des traversées quotidiennes, lieu où se concentre un des principaux flux d’échange entre Paris et sa banlieue, entre la vie privée et la vie professionnelle.

Mais aussi parce que double actualité de Martine Sonnet : la reprise en poche, au Temps qu’il fait, de son livre (Atelier 62->http://www.martinesonnet.fr/blogwp/...], l’occasion de rouvrir ce récit qui est à la fois mémoire personnelle et collective. Et puis, cette semaine, dans les Passagers de la nuit de France Culture, quatre dialogues de fiction, que reviendra à nouveau hanter cette mémoire des petites mains, via un atelier de couture : Couture à domicile...

Et ce qu’on en disait lors de la première mise en ligne :

Martine Sonnet a publié d’abord en tant qu’historienne, notamment sur l’histoire des femmes au XVIIIe siècle. Les travaux de recherche, même quand leur matériau d’enquête est essentiellement le récit, les archives de mots et d’images, ne mène pas à la littérature. Juste, il ne l’empêche pas.

Mais la curiosité, ou le rapport au monde qu’on met en travail, est le même. En partant sur les traces de son père, forgeron dans l’atelier 62 de Renault Billancourt, les outils des sciences humaines ne sont d’aucune utilité : il y a juste le défi de la langue, ce qu’on nomme littérature.

La très grande réussite d’Atelier 62, publié début 2008 au Temps qu’il fait, et qui, depuis lors, ne cesse de disséminer, c’est de n’avoir pas voulu rompre avec la démarche de l’historienne pour le supplément d’âme qu’est la dette familiale à écrire. Le présent, ou presque présent, est abordé avec cette même exigence, pluralité de sources. Et, quand on ne sait pas, on se confie à la présence des matériaux quasi bruts de témoignages rapportés ou insérés.

Dans Montparnasse monde, le défi est autre : pas facile, ce positionnement où la langue affronte le monde immédiat, mais doit faire résonner dans l’arbitraire du quotidien tout ce qui – intérieurement – nous porte, exigence de décryptage, de mémoire, d’ouverture aux signes.

Martine Sonnet vient de quitter le bureau qu’elle occupait dans la gare Montparnasse, et qui faisait de ce micocosme urbain par excellence, lieu de circulation, de croisements, de profusion des signes, une traversée quotidienne, avec tous les aléas qui vous font découvrir ses coulisses, ses aspects ignorés.

Et c’est tout le Paris d’aujourd’hui qui surgit, avec zooms sur visages singuliers, les êtres qu’on croise, le grand flux, le désordre des heures, mais aussi ces objets ou recoins qui y échappent, et les souvenirs. Le sentiment de fiction qui prend à cet univers est une expérience qu’on recommande, et qui développe une véritable prouesse d’écriture – une réflexion sur le comment écrire qui donne à toute la réalité ici convoquée son double fond...

FB

Martine Sonnet, née dans l’Orne en 1955 a toujours (moins ses six premiers mois) vécu tout près de Paris. Historienne des femmes et du XVIIIe siècle, elle a notamment publié L’éducation des filles au temps des Lumières (Cerf, 1987), le Que sais-je ? Chronologie de la France moderne (PUF, 1996), et collaboré à l’Histoire des femmes dirigée par Michelle Perrot et Georges Duby (Tempus, 2002).

Martine Sonnet a publié en janvier 2008 Atelier 62 au Temps qu’il fait, un récit littéraire construit autour d’images d’enfance et de traces écrites brutes subsistant, quand plus rien ne reste du lieu, de l’atelier 62 de la Régie Renault à Billancourt, celui des forges, dans lequel son père a travaillé de 1951 à 1967.

Lancé en avril 2008, son site L’employée aux écritures est désormais un rendez-vous bien établi...

Montparnasse Monde décortique, en textes courts et en images, la conscience composite et obsédante qu’elle a de cette gare, généralement mal aimée, pratiquée quotidiennement et haut-lieu de son histoire familiale.


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