Michel Deguy | De l’illisibilité
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Détails
Description
« Depuis que les poètes ont
disparu »... « Le cercle » des lecteurs va aussi
disparaissant. Un adjoint « culturel » de la Mairie de
Paris déclarait récemment (en voix off) : « le livre
n’est pas sexy ! ». Et si le livre n’est pas sexy
« en général », que dire du livre-de-poèmes (en quoi
consiste le plus communément « la poésie ») ?
Tellement peu sexy qu’il est retiré de la consommation comme
anérotique en général, quelque excitants ou obscènes que puissent
être ses efforts de séduction : d’une part donc avalé, enrôlé,
assimilé, recruté dans la sphère « économique » du
culturel parmi les innombrables et variées prestations
« culturelles » ; d’autre part, en petites
transactions à la marge, voire au rebut, dans l’économie du
lisible, du livresque, du graphique ou grammatologique.
L’œuvre philosophique et poétique de Michel Deguy est immense… il faudrait d’ailleurs toujours éviter de distinguer ou séparer le poétique du philosophique car l’écriture de Michel Deguy explore la relation, le lien, la tension d’une poétique pensive. L’admiration est grande. Alors quand l’auteur de Donnant Donnant me confie ce texte pour publie.net, la fierté est grande. Intensité de la lecture quand on ouvre ce texte, De l’illisibilité. Ici Michel Deguy nous offre une pensée dans son déferlement, faisant claquer les tensions du langage et permettant de saisir les torsions du sens. Je rappelle également le dossier Michel Deguy sur remue.net. |
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