Armand Dupuy | 9’32 Pollock
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DescriptionPrésentation sous forme de cut-up d’échanges de mails avec l’auteur : Ecrit en 2 jours (16 / 17 novembre 2008)
Alors voilà j’ai essayé froidement, et à peine déjà au bout
de 2, 3 pages, j’étais ému à nouveau, comme lors de la première
lecture. Quelque chose du geste magique, un geste
lâché ?
Et c’est versant sa grolle que Pollock se
révèle. C’est stupide. Le geste de verser verse Pollock. En versant
sa grolle, toute l’usure de sa grolle, Pollock se verse dans mes
yeux, c’est simple.
C’est Pollock et ce n’est pas tout à fait Pollock...
c’est au-delà ou en deçà, dans un dedans de langue qui
s’ivre. "Fictions" car Pollock c’est aussi la somme de toutes les
figures qu’il laisse passer par sa figure. Aussi parce que fiction,
c’est ce qu’on a de plus vrai, de plus intime et qui nous échappe
tout à fait. Pollock est venu foutre un coup de pied dans ce
tas-là.
Armand Dupuy, une langue souvent dans la peinture,
compagnonnage qui semble dater, voir par exemples son dehors / hors de / horde
et son Distances.
A rapprocher d’ailleurs, même époque et même mouvement peut-être,
du Robert Franck
de De Jonckheere ? Pollock, 1947 : On the floor I am more at
ease, I feel nearer, more a part of the painting, since this way I
can walk around in it, work from the four sides and be literally in
the painting.
Armand Dupuy ne l’a pas inventé. Juste ce truc obsédant. C’est là que Pollock est venu faire le boulot.
Là le nœud minuscule, l’impulse qui a emmené sur le glissoir
d’écrire. Deux jours non stop… |
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