17 avril 2010 16:07:58
Les bouleversements continuent : pour qui s'est essayé à la réactivité d'écran du nouvel iPad d'Apple, et la façon dont le web devient objet de la sphère privée, avec la navigation à volonté, les musiques et les vidéos, ...
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| Contributeur : | Michaël Glück (Auteur) |
| Publication : | 20/09/2010 |
| Langue : | Français |
| Pages : | 73 |
| Collection : | Temps Réel |
| ISBN : | 978-2-81450-176-8 |
Je ne sais pas quel est le critère principal qui motive notre petite équipe d’édition numérique, mais je crois que celui qui m’est le plus proche, ce serait le mot fierté.
Qu’il y a une dignité du geste littéraire, et qu’au bout d’une discipline qui est à la fois de vie et de langue, elle vient s’incarner par le chant et le rythme, que ça s’appelle beauté, mais aussi colère et cri, que cela inclut à égale surface la géographie et la folie.
Alors on sait qu’il faut s’y coller, que cela ne se discute pas. Sans doute qu’on aurait fait la même chose, il y a quelques décennies, avec une presse à bras, ou une Heidelberg. Qu’on aurait pu aller coller sur les murs des lambeaux de ce texte de Michaël Glück, sa fin par exemple :
C’est ainsi. Lave sans ponctuation, avec retour sur l’écriture, avec voyages par routes et trains, mais se jeter aussi dans la langue des autres. En amont de Michaël Glück, il y a un petit village ukrainien du nom de Klicanovo, et que la communauté juive de là-bas a fini dans cette langue, quand Glück écrit
Est-ce qu’il serait de la responsabilité de l’édition commerciale de se saisir d’un tel texte ? Sans doute que oui, mais déjà les temps vont trop vite. C’est un texte d’urgence, et Internet est média de l’urgence : je reçois ce texte, le voilà en ligne. Et la circulation par les écrans est désormais plus efficace que celle des cartons de livre pour aller rejoindre le lecteur imprévu, la solitude et la dispersion où nous sommes, lecteurs, et qui nous fonde comme communauté.
Michaël Glück, je n’aurais pas cru qu’il nous rejoindrait si aisément dans les terrains virtuels [1]. Quand je l’ai rencontré, en 1992, il était déjà au-devant. Je lui dois une part de la confiance pas si facilement acquise pour se lancer dans les ateliers d’écriture. J’ai suivi son travail, avec des éditeurs comme Calligrammes, où il s’agissait de livres-objet, de livres écrits sur des pierres. Je l’ai vu à sa terrasse de Lunel, calligraphiant sur de larges feuilles le poème qui est aussi espace.
Je ne sais pas la part autobiographique de ce texte en 4 parties violentes, brutales même. La vie y est parfois arrêtée : le narrateur parle de la mort traversée, c’est son biais soudain venu à lui par l’expérience directe, intime, et qui convoque alors cette totalité de fresque, les langues, les voyages, la mémoire, et la folie moderne. Tenez, lisez :
Fierté donc d’accueillir ici et par ce texte Michaël Glück dans notre aventure numérique.
17 avril 2010 16:07:58
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18 septembre 2011 07:15:00
Le site publie.net propose son catalogue avec classement par auteurs, par titres, ou par dates. On en trouvera ici un récapitulatif, avec indication des principales collections.
19 septembre 2010 18:54:09
La question de Walter Benjamin : – Pourquoi ne se révoltent-ils pas ?, on sait combien elle a été génératrice pour penser les utopies négatives, comme notre obligation à dire, penser, résister au présent. Alors bien sûr dans publie.