Gérard (de) Nerval | Sylvie
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DescriptionSans doute un des plus grands textes de la prose française, de toute façon un des plus beaux. Mais le savons-nous assez ? Et depuis quand le savons-nous ? Texte qui fait partie des apprentissages scolaires avec questions d’examen. Mais on a tant appris, ces dernières années, sur Nerval lui-même, et son mal (voir le livre de Laure Murat, La maison du docteur Blanche. Ou lire les incursions Nerval de Florence Delay, ou surtout, il y a peu, Gérard Macé. Non seulement c’est un plaisir immense de lecture, mais nous-mêmes, aujourd’hui, lisons autrement. Nous lisons en ayant lu Marcel Proust et Julien Gracq. L’instance de notre plaisir dans le texte, nous savons le prendre au rythme et au chant, à la façon de la phrase de se glisser dans l’espace. Je propose ici, non seulement de relire confortablement Sylvie, mais de lire le texte du virage : le moment où Marcel Proust, juste avant A la Recherche du temps perdu, construit ses armes et son territoire dans son Contre Sainte-Beuve qui restera inachevé, et pour cause. En voici le chapitre sur Sylvie. |
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