Mise à jour du 3/10/2010 : nouvelle version ePub pour iPad et liseuses.
Pas forcément pour L'Albatros, la Chevelure ou le Chat rabâchés à l'école, mais pour les Tableaux parisiens, pour le vin et la mort, pour le Voyage et l'inconnu qu'on y trouve. Pour les Spleens et comme ils s'ancrent dans notre propres fêlures. Pour cette langue en syncope et majestés, toute or et vert, où se fonde toute la nôtre...
Comment, si Baudelaire est présent depuis les premiers textes mis en ligne sur publie.net, ne pas vous proposer, pour votre ordinateur, un des plaisirs et des puits essentiels de toute notre langue, les Fleurs du Mal ?.
Pour moi, ce texte m’accompagne depuis 1996 sur mon ordinateur, progressivement révisé, mise en page toujours en chantier, en étude. Ma toute première connexion Internet avait été pour me procurer cette version numérique que Pierre Perroud, minéralogiste de l’université de Genève [1], Pierre Perroud, proposait en html sur Athena (avec une petite modif presque invisible pour pister les fichiers repris sans relecture ! – et ça nous a apporté de belles surprises à les tracer...).
Pour ma part, qui n’ai jamais eu le syndrome du collectionneur (figure présente chez Benjamin), j’ai de toujours accumulé les éditions des Fleurs du Mal : la Corti faisant bien sûr référence, mais aussi mon gros livre relié cuir rouge de l’Imprimerie Nationale (dont j’ai supprimé les illustrations, remplacées par des portraits de Baudelaire pris à d’autres livres), et cette petite édition chinoise vendue 2 francs, pendant un temps, qu’on pouvait laisser dans la voiture ou dans le sac. J’ai aussi des traductions, on m’a même offert, un jour que j’avais parlé de Baudelaire dans une fac à Tokyo, une traduction japonaise. On rêve autrement, à reconnaître le texte, mais sans les mots, et j’ai besoin de ce rêve. Et le dernier cadeau qu’on m’a fait : la plus petite édition des Fleurs du Mal, grosse comme un ongle, merci PhR).
Des enjeux parfaitement actuels des Fleurs du Mal, les travaux abondent : recommandons cependant l’inusable Baudelaire de Walter Benjamin (Payot).
Il s’agit ici d’une lecture plaisir, on l’a basée sur l’édition originale des Fleurs du Mal, donc sans Les Épaves – mais tel que surgit à la langue ce monument principal et bouleversant.
FB