Philippe Didion | Notules dominicales de culture domestique
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DescriptionCommençons par nous adresser aux convaincus : voici, mis au point par l’auteur lui-même, une sélection (245 pages et 430 000 signes, quand même) de six ans (2001-2007) de la lettre rituellement reçue chaque dimanche entre 11h50 et 12h00 par les quelques centaines d’abonnés aux Notules dominicales de la culture domestique. Et un problème Internet : tout est en ligne, il suffit de visiter les archives. C’est aussi l’adresse où on peut s’inscrire pour les recevoir, quitte à recevoir aussi, chaque premier de l’an, la demande solennelle de l’envoyeur : – Vous êtes sûrs, vraiment, de vouloir continuer à les recevoir ?... Et tout aussi rituellement, on confirme. Problème Internet, parce que l’ensemble que constitue ces 6 ans d’écriture doit pouvoir être interrogé, désormais, comme texte. Et dans une ergonomie, feuilletage, recherche, rubriques, qui permette ce qui constitue l’écriture en littérature : la mise en réflexion du langage par rapport à ce qu’il nomme. Et c’est bien ceci dont il faut dire un mot... S’il s’agissait d’une inscription de la vie quotidienne, cela importerait peu. Internet en est plein. Logique du reflet. C’est de la vieille interrogation du monde par le langage, qu’il est question, et savoir comment on déploie, chacun dans son territoire personnel, cour des Guermantes, Yorknapatowpha, ou tel coin des Vosges avec pharmacie, coiffeurs et collège, plus régulières échappées parisiennes au voisinage de Georges Perec, ce qu’aucun de nous ne saurait justifier : la pulsion opiniâtre que ce soit par l’écriture. Internet alors, ici, un amplificateur, une manière de contrainte supplémentaire avec questionnement en temps réel. Quand bien même le prisme de cette vie quotidienne, selon les
rubriques récurrentes des Notules, n’est pas si
banal : Tout cela pour dire que je suis très fier que Philippe Didion ait accepté que ses Notules rejoignent sur publie.net deux ensembles d’écriture pareillement chargés d’une humanité saisie comme on l’aime, en dureté et tendresse, le Désordre de Philippe De Jonckheere (si ces 300 pages de Phil n’avaient pas été téléchargées quelques dizaines de fois, je n’aurais pas proposé à Didion et Beinstingel de nous rejoindre), et donc, d’ici quelques jours, Thierry Beinstingel... |
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