Eric Chevillard | Si la main droite de l’écrivain était un crabe

Partager

| Plus

Détails

Auteur : Eric Chevillard
Publication :05/01/2008
Langue :Français
Pages :160
Collection :L'Atelier des écrivains
ISBN :978-2-81450-018-1

Description

Faut-il vous parler d’Eric Chevillard, alors que, depuis 5 mois maintenant, son blog quotidien, magistralement fantastique, est pour tant d’entre nous le premier rendez-vous virtuel ?

Mais c’est peut-être un bon point de départ : pour se constituer funambule, encore faut-il la mettre en travail, l’écriture, la décortiquer jusqu’à croiser notre animalité, et fissurer ces faux miroirs de son statut dans la société. Et lui, pour cela, il rajoute quelque animal supplémentaire, crabe, hérisson ou orang-outan, et c’est un presque lui-même qu’il livre aux jeux codés de la réception du livre : la fiction intégrant alors le livre qui vient d’être publié, le mettant aux prises avec son auteur, et amorçant une nouvelle traversée...

C’est à cela que nous vous convions ici, trois fois.

Eric Chevillard, depuis Mourir m’enrhume en 1987, publie aux éditions de Minuit une étrange et très singulière piste où la rhétorique, le bestiaire, mis en miroir par constante réflexion sur l’écriture, ouvre à un nouveau fantastique, dont il serait temps qu’on prenne conscience de la cohérence et de l’ampleur.

On visiter aussi sa page auteur sur le site des éditions de Minuit, mais surtout la vue d’ensemble que propose Even Doualin sur le site eric-chevillard.net.

Eric a été un des premiers à répondre à ma toute première lettre concernant le projet de diffuser ici quelques-uns de nos textes ateliers, nos textes inédits.

Alors, le premier diffusé, mais sans savoir vers où on partait et comment on irait. Malgré tout, un des textes qui a été depuis lors le plus demandé... Légitime aujourd’hui d’en proposer une version révisée, mise en page reconditionnée au mieux pour l’ordinateur selon ce qu’appris durant ces trois mois, avec sommaire interactif, version eBook et quelques autres détails.

Maintenant, le contenu.

S’il s’agit de se dire : ce qui est bien, on le garde pour l’édition traditionnelle, et le fonds de tiroir va pour l’Internet, merci (mais c’est bon, on sait reconnaître !).

Les travaux de commande sont toujours ambivalents, d’abord parce que l’auteur les provoque lui-même : on ne vous dit pas, à la radio, « écris nous sur ça... », on vous accueille lorsque vous venez dire, au contraire : « Je souhaite des voix et la radio pour ce texte, là... »

On a tous écouté, sur l’autoroute, du mauvais France Culture (j’ai trop de passé avec eux, et du meilleur, pour dire autrement...). Des voix un peu satisfaites, parlant des monceaux disparus de leur oeuvre éternelle, avec animateur dans le même ton de discours.

Alors, impudence de la part de Chevillard à venir à France Culture et fabriquer un vrai faux, une fausse émission littéraire montée de toute pièce ? Presque à cracher dans la soupe ? Oui, sauf si tout se dédouble aussitôt : la satire, la double face qui devient à son tour affronter le mystère d’écrire, la vanité où on se prend, le doute qui ne se surmonte pas, et à quoi bon...

Alors, d’un coup, on retrouve Chevillard tout entier.

Dans la première fiction, celle dont nous avons choisi de donner le titre à l’ensemble, il est question du roman, du travail de l’écrivain, bref extrait en fin de page. Dans la seconde fiction, reprend ce roman de 1999, L’œuvre posthume de Thomas Pilaster, qui se présente comme le recueil des inédits d’un écrivain fameux, édité, préfacé et annoté par son ami, écrivain lui aussi mais demeuré obscur, Marc-Antoine Marson, et c’est lui, Chevillard, qui assure la mise en ondes qui complète le dispositif : où est alors son propre livre, sauf à nous faire sans arrêt traverser le miroir nous aussi ? Dans la troisième, on s’en va en sciences-fictions pures sur la notion de frontières : et chaque frontière définissait, dans l’éclatement du monde, une planète tout entière ?

Je remercie profondément Eric d’avoir bien voulu être présent dès le début de l’expérience publie.net... Et visitez en passant Dans la zone d’activité, du même : mêmes miroirs, durcis... et sur le site des Editions Argol

FB


Télécharger

Numérique 5,99 €
Incluant eBook PDF Liseuse en ligne  Verrous : aucun

S'abonner

Abonnement lecture seule publie.net, 12 mois
65,00 € ou 6,00 €/mois

Lecture en ligne seulement

Tout le catalogue

En savoir plus


Abonnement publie.net, 12 mois
95,00 €

Lecture en ligne + téléchargement

Tout le catalogue

En savoir plus